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11/09/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous   
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙


Automne

Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
Se gonfler doucement aux regards du soleil !
Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
Mais sa graine est vivante et demande à germer.
L’âge arrive, le coeur se referme en silence,
Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

Ondine Valmore




 

04/09/2026

Bonjour à vous tous

 



Bonjour à tous    

C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon week-end.

une bonne semaine .

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du ♥

Automne


Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,

Là-bas tord la forêt comme une chevelure.

Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure

Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.


L’Automne qui descend les collines voilées

Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;

Et voici que s’afflige avec plus de ferveur

Le tendre désespoir des roses envolées.


Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos

S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.


Le jardin nu sourit comme une face aimée

Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;

Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien

Monte, mélancolique, à la vitre fermée.


Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,

La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;

Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,

Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…


Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,

Les limpides matins, les matins frais et fous,

Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux

Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.


Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,

T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,

Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,

Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.


Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,

Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant

Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,

L’âme impure est pareille à la fille de joie.


Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,

Et déjà, reniant sa folie orageuse,

L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse

Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.


L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.

Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;

Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,

S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.


Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,

Mystérieusement bat le coeur du Silence.

La Solitude au seuil étend sa vigilance,

Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.


C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,

La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,

Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,

L’essence fine de la vie intérieure.


Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,

Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,

Afin que le parfum des choses préférées

Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.


C’est la bonne saison, entre toutes féconde,

D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,

Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson

De te découvrir jeune et vierge comme un monde !


Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;

Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,

Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,

Se mire au pur cristal de son propre miroir :


Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,

Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,

L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,

Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…


Magny-les-Hameaux, octobre 1894.


Albert Samain, Le chariot d’or



28/08/2026

Bonjour à vous qui passez


Bonjour à tous

C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon week-end.

une bonne semaine .

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du 💙🤍❤️


Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,

Là-bas tord la forêt comme une chevelure.

Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure

Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.


L’Automne qui descend les collines voilées

Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;

Et voici que s’afflige avec plus de ferveur

Le tendre désespoir des roses envolées.


Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos

S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.


Le jardin nu sourit comme une face aimée

Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;

Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien

Monte, mélancolique, à la vitre fermée.


Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,

La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;

Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,

Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…


Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,

Les limpides matins, les matins frais et fous,

Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux

Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.


Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,

T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,

Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,

Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.


Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,

Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant

Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,

L’âme impure est pareille à la fille de joie.


Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,

Et déjà, reniant sa folie orageuse,

L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse

Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.


L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.

Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;

Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,

S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.


Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,

Mystérieusement bat le coeur du Silence.

La Solitude au seuil étend sa vigilance,

Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.


C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,

La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,

Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,

L’essence fine de la vie intérieure.


Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,

Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,

Afin que le parfum des choses préférées

Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.


C’est la bonne saison, entre toutes féconde,

D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,

Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson

De te découvrir jeune et vierge comme un monde !


Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;

Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,

Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,

Se mire au pur cristal de son propre miroir :


Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,

Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,

L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,

Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…


Magny-les-Hameaux, octobre 1894.


Albert Samain, Le chariot d’or



 

21/08/2026

Bon Week-end à tous

 



Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙🤍❤️


A la louange de la Charité

Les Méchants m’ont vanté leurs mensonges frivoles :
Mais je n’aime que les paroles
De l’éternelle Vérité.
Plein du feu divin qui m’inspire,
Je consacre aujourd’hui ma Lyre
A la céleste Charité.

En vain je parlerais le langage des Anges.
En vain, mon Dieu, de tes louanges
Je remplirais tout l’Univers :
Sans amour, ma gloire n’égale
Que la gloire de la cymbale,
Qui d’un vain bruit frappe les airs.

Que sert à mon esprit de percer les abîmes
Des mystères les plus sublimes,
Et de lire dans l’avenir ?
Sans amour, ma science est vaine,
Comme le songe, dont à peine
Il reste un léger souvenir.

Que me sert que ma Foi transporte les montagnes ?
Que dans les arides campagnes
Les torrents naissent sous mes pas ;
Ou que ranimant la poussière
Elle rende aux Morts la lumière,
Si l’amour ne l’anime pas ?

Oui, mon Dieu, quand mes mains de tout mon héritage
Aux pauvres feraient le partage ;
Quand même pour le nom Chrétien,
Bravant les croix les plus infames
Je livrerais mon corps aux flammes,
Si je n’aime, je ne suis rien.

Que je vois de Vertus qui brillent sur ta trace,
Charité, fille de la Grâce !
Avec toi marche la Douceur,
Que suit avec un air affable
La Patience inséparable
De la Paix son aimable soeur.

Tel que l’Astre du jour écarte les ténèbres
De la Nuit compagnes funèbres,
Telle tu chasses d’un coup d’oeil
L’Envie aux humains si fatale,
Et toute la troupe infernale
Des Vices enfants de l’Orgueil.

Libre d’ambition, simple, et sans artifice,
Autant que tu hais l’Injustice,
Autant la Vérité te plait.
Que peut la Colère farouche
Sur un coeur, que jamais ne touche
Le soin de son propre intérêt ?

Aux faiblesses d’autrui loin d’être inexorable,
Toujours d’un voile favorable
Tu t’efforces de les couvrir.
Quel triomphe manque à ta gloire ?
L’amour sait tout vaincre, tout croire,
Tout espérer, et tout souffrir.

Un jour Dieu cessera d’inspirer des oracles.
Le don des langues, les miracles,
La science aura son déclin.
L’amour, la charité divine
Eternelle en son origine
Ne connaîtra jamais de fin.

Nos clartés ici bas ne sont qu’énigmes sombres,
Mais Dieu sans voiles et sans ombres
Nous éclairera dans les cieux.
Et ce Soleil inaccessible,
Comme à ses yeux je suis visible,
Se rendra visible à mes yeux.

L’amour sur tous les Dons l’emporte avec justice,
De notre céleste édifice
La Foi vive est le fondement,
La sainte Espérance l’élève,
L’ardente Charité l’achève,
Et l’assure éternellement,

Quand pourrai-je t’offrir, ô Charité suprême,
Au sein de la lumière même
Le Cantique de mes soupirs ;
Et toujours brûlant pour ta gloire,
Toujours puiser, et toujours boire
Dans la source des vrais plaisirs !

Jean Racine, Cantiques spirituels



14/08/2026

Un bon 15 Aout et un bon week-end

Bonjour à toutes et tous .
J'espère que vous allez bien ?
Je vous souhaite un bon 15 Aout .
il fait du soleil et il fait très chaud
Passez une bonne journée .
Passez un bon week-end.
Prenez soin de vous .
Avec toute mon amitié .
Bisous du ♥


    Poème pour l’Assomption

    Quelle merveilleuse Apothéose
    Sur des nuages aux reflets roses
    La Reine du monde s’est envolée
    Dans un concert s’est élevée !
    Tous les anges du Ciel réunis
    D’une chaîne d’amour s’étaient unis
    Ils chantaient pour la Mère des Cieux
    Tendre Maman du Fils de Dieu
    Lumière, Amour et traits très purs
    Pourtant soumise au sort si dur :
    De voir cruicifier son enfant
    Pour nous sauver tous du néant !
    Robe de blancheur immaculée
    Avec une ceinture étoilée
    Créature, Oh combien Divine !
    La Majesté du Lys s’incline !
    Comprenez-vous que L’Univers
    Oubliera les sombres hivers !
    Dans cette Vérité Première
    Le Règne de la Dame de Lumière

    Poème Assomption écrit par Marie-Jean Edel




 

31/07/2026

Bonjour et bon weekend


Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙🤍❤️



À Clairette

Croyez moi, mignonne, avec l’amourette
Que nous gaspillons à deux, chaque jour
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
On pourrait encore faire un peu d’amour.
On fait de l’amour avec l’amourette.

Qui sait ? connaissons un peu mieux nos cœurs.
Qui sait ? cherchons bien…pardon, je m’arrête ;

Vous avez la bouche et l’œil trop moqueurs
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette) :
Qui sait ? connaissons un peu mieux nos cœurs.

Voyons, si j’avais dans quelque retraite
Le nid que je rêve et que j’ai cherché,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
On aime bien mieux quand on est caché.
Si j’avais un nid dans quelque retraite !

Un nid ! des vallons bien creux, bien perdus.
Plus de falbalas, plus de cigarette ;
Champagne et mâcon seraient défendus,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette)…
Un nid, des vallons bien creux, bien perdus.

Quel bonheur de vivre en anachorète,
Des fleurs et vos yeux pour tout horizon,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette) !

Par le dieu Plutus, j’ai quelque raison
Pour désirer vivre en anachorète.

Eh bien ! cher amour, la nature est prête,
Le nid vous attend… Comment ! vous riez ?
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
C’était pour savoir ce que vous diriez.

Alphonse Daudet, Les Amoureuses, 1858




 

17/07/2026

Le serment d’Hippocrate

Le serment d’Hippocrate
Voici le texte revu par l’Ordre des médecins en 2012.
“Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.”




 

10/07/2026

Bon week-end

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


L’Alouette et ses Petits avec le Maître d’un champ

Ne t’attends qu’à toi seul, c’est un commun Proverbe.
Voici comme Esope le mit
En crédit.
Les Alouettes font leur nid
Dans les blés, quand ils sont en herbe,
C’est-à-dire environ le temps
Que tout aime et que tout pullule dans le monde :
Monstres marins au fond de l’onde,
Tigres dans les Forêts, Alouettes aux champs.
Une pourtant de ces dernières
Avait laissé passer la moitié d’un Printemps
Sans goûter le plaisir des amours printanières.
A toute force enfin elle se résolut
D’imiter la Nature, et d’être mère encore.
Elle bâtit un nid, pond, couve, et fait éclore
A la hâte ; le tout alla du mieux qu’il put.
Les blés d’alentour mûrs avant que la nitée
Se trouvât assez forte encor
Pour voler et prendre l’essor,
De mille soins divers l’Alouette agitée
S’en va chercher pâture, avertit ses enfants
D’être toujours au guet et faire sentinelle.
Si le possesseur de ces champs
Vient avecque son fils (comme il viendra), dit-elle,
Ecoutez bien ; selon ce qu’il dira,
Chacun de nous décampera.
Sitôt que l’Alouette eut quitté sa famille,
Le possesseur du champ vient avecque son fils.
Ces blés sont mûrs, dit-il : allez chez nos amis
Les prier que chacun, apportant sa faucille,
Nous vienne aider demain dès la pointe du jour.
Notre Alouette de retour
Trouve en alarme sa couvée.
L’un commence : Il a dit que l’Aurore levée,
L’on fit venir demain ses amis pour l’aider…
– S’il n’a dit que cela, repartit l’Alouette,
Rien ne nous presse encor de changer de retraite ;
Mais c’est demain qu’il faut tout de bon écouter.
Cependant soyez gais ; voilà de quoi manger.
Eux repus, tout s’endort, les petits et la mère.
L’aube du jour arrive ; et d’amis point du tout.
L’Alouette à l’essor, le Maître s’en vient faire
Sa ronde ainsi qu’à l’ordinaire.
Ces blés ne devraient pas, dit-il, être debout.
Nos amis ont grand tort, et tort qui se repose
Sur de tels paresseux à servir ainsi lents.
Mon fils, allez chez nos parents
Les prier de la même chose.
L’épouvante est au nid plus forte que jamais.
Il a dit ses parents, mère, c’est à cette heure…
– Non, mes enfants dormez en paix ;
Ne bougeons de notre demeure.
L’Alouette eut raison, car personne ne vint.
Pour la troisième fois le Maître se souvint
De visiter ses blés. Notre erreur est extrême,
Dit-il, de nous attendre à d’autres gens que nous.
Il n’est meilleur ami ni parent que soi-même.
Retenez bien cela, mon fils ; et savez-vous
Ce qu’il faut faire ? Il faut qu’avec notre famille
Nous prenions dès demain chacun une faucille :
C’est là notre plus court, et nous achèverons
Notre moisson quand nous pourrons.
Dès lors que ce dessein fut su de l’Alouette :
C’est ce coup qu’il est bon de partir, mes enfants.
Et les petits, en même temps,
Voletants, se culebutants,
Délogèrent tous sans trompette.

Jean de La Fontaine, Le Fables



 

20/06/2026

Bonne fête à tous les papas du monde

 

 Je viens vous souhaiter un bon dimanche.  

je souhaite à tous les papas
une bonne fête, sans oublié les papas soldats   
qui sont loin de leurs familles .
que du bonheur à vous tous . 
Aussi à mon père .
Mon frère Claude .
Mon frère Denis
 vous nous manquez beaucoup 
et en ce jour encore plus particulièrement !
Prenez soin de vous, profitez du soleil  .
Continuez à faire bien attention .
Avec toute mon amitié .
Bisous ❤️
Je voudrais te dire Papa
Je voudrais te dire
tout ce que je n'ai pas su te dire quand tu étais la Papa!
Te réciter les plus beau poèmes,
te serrer fort contre moi Papa!

Je voudrais te dire,
que tu es toujours la Papa,
toujours la au fond de mon cœur...

Je voudrais te dire
Que tous les bon souvenir avec toi papa
son toujours dans ma mémoire,
que ton visage, ton sourire,
je les revois sans cesse Papa.
Que tes paroles je les entend toujours!

je voudrais te dire,
Que parfois des larmes coule sur mon visage
Alors je lève les yeux au ciel et je pense a toi Papa.

Je voudrais tellement te revoir,
Un seul instant, ne seul seconde Papa
Pour te dire combien tu me manque.

Mon Père

Tenez, lecteur ! – souvent, tout seul, je me promène
Au lieu qui fut jadis la barrière du Maine.
C’est laid, surtout depuis le siège de Paris.
On a planté d’affreux arbustes rabougris
Sur ces longs boulevards où naguère des ormes
De deux cents ans croisaient leurs ramures énormes.
Le mur d’octroi n’est plus ; le quartier se bâtit.
Mais c’est là que jadis, quand j’étais tout petit,
Mon père me menait, enfant faible et malade,
Par les couchants d’été faire une promenade.
C’est sur ces boulevards déserts, c’est dans ce lieu
Que cet homme de bien, pur, simple et craignant Dieu,
Qui fut bon comme un saint, naïf comme un poète,
Et qui, bien que très pauvre, eut toujours l’âme en fête,
Au fond d’un bureau sombre après avoir passé
Tout le jour, se croyant assez récompensé
Par la douce chaleur qu’au coeur nous communique
La main d’un dernier-né, la main d’un fils unique,
C’est là qu’il me menait. Tous deux nous allions voir
Les longs troupeaux de boeufs marchant vers l’abattoir,
Et quand mes petits pieds étaient assez solides,
Nous poussions quelquefois jusques aux Invalides,
Où, mêlés aux badauds descendus des faubourgs,
Nous suivions la retraite et les petits tambours.
Et puis enfin, à l’heure où la lune se lève,
Nous prenions pour rentrer la route la plus brève ;
On montait au cinquième étage, lentement ;
Et j’embrassais alors mes trois soeurs et maman,
Assises et cousant auprès d’une bougie.
– Eh bien, quand m’abandonne un instant l’énergie,
Quand m’accable par trop le spleen décourageant,
Je retourne, tout seul, à l’heure du couchant,
Dans ce quartier paisible où me menait mon père ;
Et du cher souvenir toujours le charme opère.
Je songe à ce qu’il fit, cet homme de devoir,
Ce pauvre fier et pur, à ce qu’il dut avoir
De résignation patiente et chrétienne
Pour gagner notre pain, tâche quotidienne,
Et se priver de tout, sans se plaindre jamais.
– Au chagrin qui me frappe alors je me soumets,
Et je sens remonter à mes lèvres surprises
Les prières qu’il m’a dans mon enfance apprises.

François Coppée, Promenades et Intérieurs


19/06/2026

Bonjour à vous tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Fleurs d’aurore

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales


 

12/06/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


En printemps …

En printemps, quand le blond vitrier Ariel
Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,
Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes
En monceaux odorants croulent les violettes
Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,
Toujours revient en moi le songe absurde et cher
Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes
Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques
Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux…
Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux
Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,
Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,
Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,
Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,
Traînaient limpidement les robes des légendes.

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes
De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.
Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil
Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !
Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées
Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,
Avec des yeux à l’ange et l’air  » Exil du ciel  » ,
Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

Mil-huit-cent-vingt… parfum des lyres surannées ;
Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,
Bonnes vieilles voguant sur  » le lac  » étoilé,
Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.
Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes
Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes
Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.
L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

C’était le temps du patchouli, des janissaires,
D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.
Byron disparaissait, somptueux et fatal.
Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.

Albert Samain, Le chariot d’or