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31/07/2026

Bonjour et bon weekend


Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙🤍❤️



À Clairette

Croyez moi, mignonne, avec l’amourette
Que nous gaspillons à deux, chaque jour
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
On pourrait encore faire un peu d’amour.
On fait de l’amour avec l’amourette.

Qui sait ? connaissons un peu mieux nos cœurs.
Qui sait ? cherchons bien…pardon, je m’arrête ;

Vous avez la bouche et l’œil trop moqueurs
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette) :
Qui sait ? connaissons un peu mieux nos cœurs.

Voyons, si j’avais dans quelque retraite
Le nid que je rêve et que j’ai cherché,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
On aime bien mieux quand on est caché.
Si j’avais un nid dans quelque retraite !

Un nid ! des vallons bien creux, bien perdus.
Plus de falbalas, plus de cigarette ;
Champagne et mâcon seraient défendus,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette)…
Un nid, des vallons bien creux, bien perdus.

Quel bonheur de vivre en anachorète,
Des fleurs et vos yeux pour tout horizon,
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette) !

Par le dieu Plutus, j’ai quelque raison
Pour désirer vivre en anachorète.

Eh bien ! cher amour, la nature est prête,
Le nid vous attend… Comment ! vous riez ?
(Ne vous moquez pas trop de moi, Clairette),
C’était pour savoir ce que vous diriez.

Alphonse Daudet, Les Amoureuses, 1858




 

17/07/2026

Le serment d’Hippocrate

Le serment d’Hippocrate
Voici le texte revu par l’Ordre des médecins en 2012.
“Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.”




 

10/07/2026

Bon week-end

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


L’Alouette et ses Petits avec le Maître d’un champ

Ne t’attends qu’à toi seul, c’est un commun Proverbe.
Voici comme Esope le mit
En crédit.
Les Alouettes font leur nid
Dans les blés, quand ils sont en herbe,
C’est-à-dire environ le temps
Que tout aime et que tout pullule dans le monde :
Monstres marins au fond de l’onde,
Tigres dans les Forêts, Alouettes aux champs.
Une pourtant de ces dernières
Avait laissé passer la moitié d’un Printemps
Sans goûter le plaisir des amours printanières.
A toute force enfin elle se résolut
D’imiter la Nature, et d’être mère encore.
Elle bâtit un nid, pond, couve, et fait éclore
A la hâte ; le tout alla du mieux qu’il put.
Les blés d’alentour mûrs avant que la nitée
Se trouvât assez forte encor
Pour voler et prendre l’essor,
De mille soins divers l’Alouette agitée
S’en va chercher pâture, avertit ses enfants
D’être toujours au guet et faire sentinelle.
Si le possesseur de ces champs
Vient avecque son fils (comme il viendra), dit-elle,
Ecoutez bien ; selon ce qu’il dira,
Chacun de nous décampera.
Sitôt que l’Alouette eut quitté sa famille,
Le possesseur du champ vient avecque son fils.
Ces blés sont mûrs, dit-il : allez chez nos amis
Les prier que chacun, apportant sa faucille,
Nous vienne aider demain dès la pointe du jour.
Notre Alouette de retour
Trouve en alarme sa couvée.
L’un commence : Il a dit que l’Aurore levée,
L’on fit venir demain ses amis pour l’aider…
– S’il n’a dit que cela, repartit l’Alouette,
Rien ne nous presse encor de changer de retraite ;
Mais c’est demain qu’il faut tout de bon écouter.
Cependant soyez gais ; voilà de quoi manger.
Eux repus, tout s’endort, les petits et la mère.
L’aube du jour arrive ; et d’amis point du tout.
L’Alouette à l’essor, le Maître s’en vient faire
Sa ronde ainsi qu’à l’ordinaire.
Ces blés ne devraient pas, dit-il, être debout.
Nos amis ont grand tort, et tort qui se repose
Sur de tels paresseux à servir ainsi lents.
Mon fils, allez chez nos parents
Les prier de la même chose.
L’épouvante est au nid plus forte que jamais.
Il a dit ses parents, mère, c’est à cette heure…
– Non, mes enfants dormez en paix ;
Ne bougeons de notre demeure.
L’Alouette eut raison, car personne ne vint.
Pour la troisième fois le Maître se souvint
De visiter ses blés. Notre erreur est extrême,
Dit-il, de nous attendre à d’autres gens que nous.
Il n’est meilleur ami ni parent que soi-même.
Retenez bien cela, mon fils ; et savez-vous
Ce qu’il faut faire ? Il faut qu’avec notre famille
Nous prenions dès demain chacun une faucille :
C’est là notre plus court, et nous achèverons
Notre moisson quand nous pourrons.
Dès lors que ce dessein fut su de l’Alouette :
C’est ce coup qu’il est bon de partir, mes enfants.
Et les petits, en même temps,
Voletants, se culebutants,
Délogèrent tous sans trompette.

Jean de La Fontaine, Le Fables



 

20/06/2026

Bonne fête à tous les papas du monde

 

 Je viens vous souhaiter un bon dimanche.  

je souhaite à tous les papas
une bonne fête, sans oublié les papas soldats   
qui sont loin de leurs familles .
que du bonheur à vous tous . 
Aussi à mon père .
Mon frère Claude .
Mon frère Denis
 vous nous manquez beaucoup 
et en ce jour encore plus particulièrement !
Prenez soin de vous, profitez du soleil  .
Continuez à faire bien attention .
Avec toute mon amitié .
Bisous ❤️
Je voudrais te dire Papa
Je voudrais te dire
tout ce que je n'ai pas su te dire quand tu étais la Papa!
Te réciter les plus beau poèmes,
te serrer fort contre moi Papa!

Je voudrais te dire,
que tu es toujours la Papa,
toujours la au fond de mon cœur...

Je voudrais te dire
Que tous les bon souvenir avec toi papa
son toujours dans ma mémoire,
que ton visage, ton sourire,
je les revois sans cesse Papa.
Que tes paroles je les entend toujours!

je voudrais te dire,
Que parfois des larmes coule sur mon visage
Alors je lève les yeux au ciel et je pense a toi Papa.

Je voudrais tellement te revoir,
Un seul instant, ne seul seconde Papa
Pour te dire combien tu me manque.

Mon Père

Tenez, lecteur ! – souvent, tout seul, je me promène
Au lieu qui fut jadis la barrière du Maine.
C’est laid, surtout depuis le siège de Paris.
On a planté d’affreux arbustes rabougris
Sur ces longs boulevards où naguère des ormes
De deux cents ans croisaient leurs ramures énormes.
Le mur d’octroi n’est plus ; le quartier se bâtit.
Mais c’est là que jadis, quand j’étais tout petit,
Mon père me menait, enfant faible et malade,
Par les couchants d’été faire une promenade.
C’est sur ces boulevards déserts, c’est dans ce lieu
Que cet homme de bien, pur, simple et craignant Dieu,
Qui fut bon comme un saint, naïf comme un poète,
Et qui, bien que très pauvre, eut toujours l’âme en fête,
Au fond d’un bureau sombre après avoir passé
Tout le jour, se croyant assez récompensé
Par la douce chaleur qu’au coeur nous communique
La main d’un dernier-né, la main d’un fils unique,
C’est là qu’il me menait. Tous deux nous allions voir
Les longs troupeaux de boeufs marchant vers l’abattoir,
Et quand mes petits pieds étaient assez solides,
Nous poussions quelquefois jusques aux Invalides,
Où, mêlés aux badauds descendus des faubourgs,
Nous suivions la retraite et les petits tambours.
Et puis enfin, à l’heure où la lune se lève,
Nous prenions pour rentrer la route la plus brève ;
On montait au cinquième étage, lentement ;
Et j’embrassais alors mes trois soeurs et maman,
Assises et cousant auprès d’une bougie.
– Eh bien, quand m’abandonne un instant l’énergie,
Quand m’accable par trop le spleen décourageant,
Je retourne, tout seul, à l’heure du couchant,
Dans ce quartier paisible où me menait mon père ;
Et du cher souvenir toujours le charme opère.
Je songe à ce qu’il fit, cet homme de devoir,
Ce pauvre fier et pur, à ce qu’il dut avoir
De résignation patiente et chrétienne
Pour gagner notre pain, tâche quotidienne,
Et se priver de tout, sans se plaindre jamais.
– Au chagrin qui me frappe alors je me soumets,
Et je sens remonter à mes lèvres surprises
Les prières qu’il m’a dans mon enfance apprises.

François Coppée, Promenades et Intérieurs


19/06/2026

Bonjour à vous tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Fleurs d’aurore

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales


 

12/06/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


En printemps …

En printemps, quand le blond vitrier Ariel
Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,
Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes
En monceaux odorants croulent les violettes
Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,
Toujours revient en moi le songe absurde et cher
Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes
Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques
Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux…
Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux
Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,
Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,
Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,
Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,
Traînaient limpidement les robes des légendes.

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes
De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.
Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil
Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !
Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées
Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,
Avec des yeux à l’ange et l’air  » Exil du ciel  » ,
Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

Mil-huit-cent-vingt… parfum des lyres surannées ;
Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,
Bonnes vieilles voguant sur  » le lac  » étoilé,
Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.
Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes
Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes
Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.
L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

C’était le temps du patchouli, des janissaires,
D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.
Byron disparaissait, somptueux et fatal.
Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.

Albert Samain, Le chariot d’or




 

30/05/2026

Bonne fête à toutes les mamans

 

Je souhaite à  toutes les mamans du monde
une très bonne fête.
Passez un bon dimanche 
Prenez soin de vous .
Que tout soit agréable et plaisant au cours de la fête des mamans,
 qu'il y ait pendant la journée des moments que vous n'oublierez pas de sitôt
 puisqu'ils auront été vraiment les plus beaux.
Passez un bon dimanche , une bonne semaine et mille doux bisous ♥️ 

Quand il faisait nuit, tu étais là,
Quand il faisait froid, tu étais là,
Quand j'avais faim,
Quand j'avais peur;
Quand je ne croyais qu'au malheur, tu étais là.
Dans tes yeux, Maman, le ciel était toujours bleu,
Et les hirondelles, à tire d'aile,
S'envolent pour déposer sur ta joue ,
Mes baisers d'amour / Pour toi, pour toujours.
********************************
Dans ton amour, je suis née,
De tes bras, tu m'as bercée,
De tes mots, tu m'as consolée,
Par ton attitude sereine, tu m'as donné confiance,
Et sous ton bienveillant regard, voilà que j'affronte la vie,
Les joies, les peines et les soucis,
Aujourd'hui est un jour béni ,
Celui où je t'adresse mille mercis.
*******************************
Ton départ au pays des anges généreux
N’effacera jamais le souvenir des jours heureux
Maman, Tu as été pour moi la meilleure des mères
Une mère en Or dont le cœur est fait de lumière
Repose en Paix ma mère, en ma vie tu restes le plus beau thème
Maman Je t’aime… Ton amour aujourd’hui encore sème la joie  .

Tu étais là pour moi dès les premiers jour de mon existence
Au commencement de ma vie, ton ventre était mon monde
Un monde d’amour, une protection qui de tendresse inonde
Aujourd’hui, Tu n’es plus là et pourtant tu es omniprésente
Tes mots d’amour résonnent encore dans ma tête et mon coeur
Quand Je pense à Toi, Je suis à la fête et vis dans le bonheur
Maman Tu me manques trop, mais je sais que tu veilles sur moi
Ma mère Je t’aime à jamais, Tous mes chemins de vie mènent à toi .

Tu as partagé avec moi mes premiers Jours
Je t’ai accompagnée durant tes derniers Jours
Mon amour pour Toi Maman est une grande source de vie
La mort qui t’a apportée ne pourra effacer cette tendresse infinie
Repose en paix ma Douce Mère, Envole toi au paradis
Au Paradis des mamans gentilles et des mères évanouies
La mort comme la maladie n’effacera jamais notre amour inouï
Reçois ces doux mots d’amour de ton enfant aimant
Laisse lès te transporter vers un monde apaisant
Tu as réussi ton passage sur terre en étant la meilleure des mères
Toute ta famille te dit Adieu, à Dieu… Tes enfants sont de toi très fiers
Que Dieu te protège Notre Mère! Qu’il entende nos plus belles prières
Demain nous te retrouverons… De belles retrouvailles avec notre mère 




29/05/2026

Bon week-end

Bonjour à tous 
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dit de la force de l’amour

Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Paul Eluard




 



22/05/2026

Bon Week-end et bonne fête de pentecôte

Bonjour à tous
Je viens vous souhaiter
une bonne fête de la Pentecôte.
Passez une bonne journée .
Prenez soin de vous .
Bisous du ♥️
 

À l’aube du 7 août, un convoi de 987 juifs parti en direction d’Auschwitz. Ce fut le 9 août 1942, que soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), avec sa soeur Rose et de nombreux autres membres de son peuple, mourut dans les chambres à gaz d’Auschitz.

Poésie de Pentecôte 1942

Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines les ténèbres de mon coeur?
Tu me guides comme la main d’une mère,
et si tu me lâchais,
je ne pourrais plus faire un seul pas.
Tu es l’espace
qui enveloppe mon être et l’abrite en toi.
Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant
d’où tu l’as tiré pour l’élever vers la lumière.
Toi, plus proche de moi
que je ne le suis de moi-même,
plus intime que le tréfonds de mon âme,
et cependant insaisissable et ineffable,
au-delà de tout nom.
Esprit Saint, Amour Éternel!
N’es-tu pas la douce manne
qui du coeur du Fils
déborde dans le mien,
la nourriture des anges et des bienheureux?
Lui qui s’est relevé de la mort à la vie
m’a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.
Et jour après jour
il continue de me donner une nouvelle vie,
dont un jour la plénitude m’inondera tout entière,
vie issue de ta vie, oui, toi-même,
Esprit Saint, Vie éternelle!

De Édith Stein (1891-1942)



 

15/05/2026

Bon week-end à tous



Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙
 
Demain
C’était comme un désert aride
Comme un hiver interminable
Comme un printemps d’autan
S’approchant sans prévenir
Nos utopies asséchées
Nos regards croisés
Nos plus petits espaces
À l’intérieur de nos habitacles
C’était comme un mirage
De ce que nous avions vécu
D’une pensée utopique
De ce que nous avions insufflé
De ce que nous avions dansé
De ce que nous avions bu
De ce que nous avions usé
Ivres de fêtes
D’éclats de rires
De sourires
D’embrassades
De chaleur
De rencontres charnelles
C’était comme un brouillard
À couper le souffle
En proie à lame
La mort aux trousses
C’était comme un désert arctique
Un vent glacial
Des rafales en surface
Des ombres en survie
Des regards sombres
Des cœurs glacés

C’était comme aujourd’hui
C’était comme hier
C’était comme un désert d’hiver
Comme un printemps latent
Comme un matin d’été
S’approchant sans prévenir.

Laetitia Sioen, 2020

13/05/2026

Ascention

Bonjour à toutes et tous .
J'espère que vous allez bien ?
Je vous souhaite une bonne Ascension .
il fait du soleil ,mais pas trop chaud .
Passez une bonne journée .
Passez un bon dimanche.
Prenez soin de vous .
Avec toute mon amitié .
Bisous du ♥

Soleil de mai

Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.

Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !

Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !

Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon cœur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.

Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel cœur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?

Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.

Véronique Belen


 

08/05/2026

Bon week-end vous qui passez

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dans la forêt

De quoi parlait le vent ? De quoi tremblaient les branches ?
Était-ce, en ce doux mois des nids et des pervenches,
Parce que les oiseaux couraient dans les glaïeuls,
Ou parce qu’elle et moi nous étions là tout seuls ?
Elle hésitait. Pourquoi ? Soleil, azur, rosées,
Aurore ! Nous tâchions d’aller, pleins de pensées,
Elle vers la campagne et moi vers la forêt.
Chacun de son côté tirait l’autre, et, discret,
Je la suivais d’abord, puis, à son tour docile,
Elle venait, ainsi qu’autrefois en Sicile
Faisaient Flore et Moschus, Théocrite et Lydé.
Comme elle ne m’avait jamais rien accordé,
Je riais, car le mieux c’est de tâcher de rire
Lorsqu’on veut prendre une âme et qu’on ne sait que dire ;
J’étais le plus heureux des hommes, je souffrais.
Que la mousse est épaisse au fond des antres frais !
Par instants un éclair jaillissait de notre âme ;
Elle balbutiait : Monsieur… et moi : Madame.
Et nous restions pensifs, muets, vaincus, vainqueurs,
Après cette clarté faite dans nos deux coeurs.
Une source disait des choses sous un saule ;
Je n’avais encor vu qu’un peu de son épaule,
Je ne sais plus comment et je ne sais plus où ;
Oh ! le profond printemps, comme cela rend fou !
L’audace des moineaux sous les feuilles obscures,
Les papillons, l’abeille en quête, les piqûres,
Les soupirs, ressemblaient à de vagues essais,
Et j’avais peur, sentant que je m’enhardissais.
Il est certain que c’est une action étrange
D’errer dans l’ombre au point de cesser d’être un ange,
Et que l’herbe était douce, et qu’il est fabuleux
D’oser presser le bras d’une femme aux yeux bleus.
Nous nous sentions glisser vaguement sur la pente
De l’idylle où l’amour traître et divin serpente,
Et qui mène, à travers on ne sait quel jardin,
Souvent à l’enfer, mais en passant par l’éden.
Le printemps laisse faire, il permet, rien ne bouge.
Nous marchions, elle était rose, et devenait rouge,
Et je ne savais rien, tremblant de mon succès,
Sinon qu’elle pensait à ce que je pensais.
Pâle, je prononçais des noms, Béatrix, Dante ;
Sa guimpe s’entrouvrait, et ma prunelle ardente
Brillait, car l’amoureux contient un curieux.
Viens ! dis-je… – Et pourquoi pas, ô bois mystérieux ?

Victor Hugo, Toute la lyre


 

07/05/2026

un bon Vendredi de 8 Mai

 Bonjour à tous .
C'est avec toute mon amitié .
que je viens vous souhaiter .
un bon Vendredi de 8 Mai .
Prenez soin de vous .  
Mille doux bisous du ♥️
 

Pour ne pas oublier !
Il y eut d'abord l'occupation de la Rhénanie par les Nazis le 7/3/1936....puis l'occupation
du Territoire des Sudètes partie de la Tchécoslovaquie en octobre 1938 après la signature
des accords de Munich....puis la Grande Guerre a été lancée par Hitler d'abord contre la
Pologne qu'il envahit dès le 1/9/1939....et qu'il élargit ensuite à toute l'Europe. La France
avait résisté seulement 42 jours du 10/5/1940 au 22/6/1940....avant d'être occupée par les
Nazis jusqu'à sa libération à partir de juin 1944 et l'Armistice du 8 MAI 1945. A la fin de
cette Guerre, en Europe on compte près de 42 millions de morts dont environ 22 millions
de civils.

 Beaucoup étaient là.

La fête battait son plein et l'insouciance régnait.
Un monde défilait. D’autres se défilaient.
 Ici, les chants et la fête ! Ailleurs, les chars.
Le pacifisme en réponse aux nazis.
L’inconscience oublieuse, face aux fusils.
Bientôt, un monde allait s’effondrer dans le sang.
La folie des hommes. Un nouvel affrontement.
Sur les routes, les soldats, les civils fuyaient.
Et le courage, l’audace. Reste le désespoir.
L’insouciance se payait par ses heures noires.
L’incompétent fuit ses responsabilités.
 Mais des voix, des hommes s’élèvent : Résistance !
Des hommes et des femmes franchissent la mer.
Et un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant les forces volontaires.
 Ils n’étaient pas tous là. Et certains s’égaraient.
Croyant l’internationale et non la patrie !
D’autres, un autre monde. Et collaboraient.
Notre France se déchirait à l’infini.
 Mais un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant des forces volontaires.
Des Hommes, des femmes rejoignent l’Angleterre
Car la voix de la France crie. Résistance !
 Ils n’étaient pas tous là mais ils étaient nombreux.
Combattant pour l’honneur d’une France vaincue.
Sur mer, sur terre. En résistant courageux.
Soldats de l’ombre redressant l’honneur perdu.
Vous vous êtes bien battus. Vous avez résisté.
La France vous doit tant Soldats. La liberté.
Gérard Brazon 


Des mots qui résonnent encore

5 juin 1944, 21h15. L’introduction musicale vient de se terminer… Les messages personnels commencent. Les premières notes de la 5ème symphonie de Beethoven, (en Morse est un « V » comme Victoire),

    Les Français parlent aux Français. Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels.
Et puis, le premier vers et donné une fois, puis une seconde, comme c’est usuel .
    Les sanglots longs des violons de l’automne... Je répète... Les sanglots longs des violons de l’automne,
Et le pied tant attendu est enfin lancé…
    Blessent mon coeur d’une langueur monotone... Je répète... Blessent mon coeur d’une langueur monotone.

Un florilège d'expressions passées à la postérité
Cette même soirée du 5 juin, la résistance entend également « Messieurs faites vos jeux » appel à un autre sabotage, mais aussi « je n’aime pas la blanquette de veau » qui indique le parachutage prévu à Donnemarie-Dontilly, ou encore « Frédérick était roi de Prusse ; nous disons quatre fois » signalant que 4 avions sont attendus pour le parachutage du jour. Et puis celle qui reste également dans les annales, reprenant une célèbre expression : « les carottes sont cuites ». Cette voix si particulière, qui restera dans l'histoire, ces mots qui feront la guérilla et permettront à la résistance de participer à la Bataille de Normandie achevée peu ou prou avec l'arrivée à Paris de la Colonne Leclerc le 25 août 1944, c'est celle de Franck Bauer, le speaker de Radio Londres.
 
1 000 actions de sabotage en une nuit
Tous ces messages sont ciblés et s’adressent à des groupes qui savent ce qu’ils doivent faire. Attaquer la logistique, ralentir les réactions de ceux que l’on appelle « les frisés » est le maître mot à l’aube de l’opération Overlord. Dans la nuit du 5 ou 6, plus de 1 000 actions de sabotage sont réalisés et 3 000 kilomètres de voies ferrées sont détruites durant les premiers jours.


Le 7 mai 1945 à Reims, la première capitulation allemande que tout le monde a oubliée
On connaît mal cet acte signé la veille du 8 mai qui met fin à la Seconde Guerre mondiale. Récit d’une rencontre au sommet dans la capitale du champagne.

Le 7 mai, à 2 h 41 du matin, les Allemands signent à Reims leur capitulation sans condition auprès des Alliés. Pourquoi Reims ? Dwight Eisenhower, « General of the Army », y a installé en février son quartier général, dans un immense collège technique près de la gare, aujourd'hui le lycée Franklin-Roosevelt, où les élèves continueront à se rendre en cours dans la partie arrière de l'établissement. Les militaires se plaindront du vacarme incessant des convois ferroviaires.
D'abord installé à Versailles, Eisenhower a souhaité suivre le front qui se dirigeait vers l'est, mais la contre-offensive allemande dans les Ardennes l'a refroidi et incité à retenir Reims pour son QG plutôt que Metz, Liège ou Verdun.