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12/06/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


En printemps …

En printemps, quand le blond vitrier Ariel
Nettoie à neuf la vitre éclatante du ciel,
Quand aux carrefours noirs qu’éclairent les toilettes
En monceaux odorants croulent les violettes
Et le lilas tremblant, frileux encor d’hier,
Toujours revient en moi le songe absurde et cher
Que mes seize ans ravis aux candeurs des keepsakes
Vivaient dans les grands murs blancs des bibliothèques
Rêveurs à la fenêtre où passaient des oiseaux…
Dans des pays d’argent, de cygnes, de roseaux
Dont les noms avaient des syllabes d’émeraude,
Au bord des étangs verts où la sylphide rôde,
Parmi les donjons noirs et les châteaux hantés,
Déchiquetant des ciels d’eau-forte tourmentés,
Traînaient limpidement les robes des légendes.

Ossian ! Walter Scott ! Ineffables guirlandes
De vierges en bandeaux s’inclinant de profil.
Ô l’ovale si pur d’alors, et le pistil
Du col où s’éploraient les anglaises bouclées !
Ô manches à gigot ! Longues mains fuselées
Faites pour arpéger le coeur de Raphaël,
Avec des yeux à l’ange et l’air  » Exil du ciel  » ,
Ô les brunes de flamme et les blondes de miel !

Mil-huit-cent-vingt… parfum des lyres surannées ;
Dans vos fauteuils d’Utrecht bonnes vieilles fanées,
Bonnes vieilles voguant sur  » le lac  » étoilé,
Ô âmes soeurs de Lamartine inconsolé.
Tel aussi j’ai vécu les sanglots de vos harpes
Et vos beaux chevaliers ceints de blanches écharpes
Et vos pâles amants mourant d’un seul baiser.
L’idéal était roi sur un grand coeur brisé.

C’était le temps du patchouli, des janissaires,
D’Elvire, et des turbans, et des hardis corsaires.
Byron disparaissait, somptueux et fatal.
Et le cor dans les bois sonnait sentimental.

Ô mon beau coeur vibrant et pur comme un cristal.

Albert Samain, Le chariot d’or




 

30/05/2026

Bonne fête à toutes les mamans

 

Je souhaite à  toutes les mamans du monde
une très bonne fête.
Passez un bon dimanche 
Prenez soin de vous .
Que tout soit agréable et plaisant au cours de la fête des mamans,
 qu'il y ait pendant la journée des moments que vous n'oublierez pas de sitôt
 puisqu'ils auront été vraiment les plus beaux.
Passez un bon dimanche , une bonne semaine et mille doux bisous ♥️ 

Quand il faisait nuit, tu étais là,
Quand il faisait froid, tu étais là,
Quand j'avais faim,
Quand j'avais peur;
Quand je ne croyais qu'au malheur, tu étais là.
Dans tes yeux, Maman, le ciel était toujours bleu,
Et les hirondelles, à tire d'aile,
S'envolent pour déposer sur ta joue ,
Mes baisers d'amour / Pour toi, pour toujours.
********************************
Dans ton amour, je suis née,
De tes bras, tu m'as bercée,
De tes mots, tu m'as consolée,
Par ton attitude sereine, tu m'as donné confiance,
Et sous ton bienveillant regard, voilà que j'affronte la vie,
Les joies, les peines et les soucis,
Aujourd'hui est un jour béni ,
Celui où je t'adresse mille mercis.
*******************************
Ton départ au pays des anges généreux
N’effacera jamais le souvenir des jours heureux
Maman, Tu as été pour moi la meilleure des mères
Une mère en Or dont le cœur est fait de lumière
Repose en Paix ma mère, en ma vie tu restes le plus beau thème
Maman Je t’aime… Ton amour aujourd’hui encore sème la joie  .

Tu étais là pour moi dès les premiers jour de mon existence
Au commencement de ma vie, ton ventre était mon monde
Un monde d’amour, une protection qui de tendresse inonde
Aujourd’hui, Tu n’es plus là et pourtant tu es omniprésente
Tes mots d’amour résonnent encore dans ma tête et mon coeur
Quand Je pense à Toi, Je suis à la fête et vis dans le bonheur
Maman Tu me manques trop, mais je sais que tu veilles sur moi
Ma mère Je t’aime à jamais, Tous mes chemins de vie mènent à toi .

Tu as partagé avec moi mes premiers Jours
Je t’ai accompagnée durant tes derniers Jours
Mon amour pour Toi Maman est une grande source de vie
La mort qui t’a apportée ne pourra effacer cette tendresse infinie
Repose en paix ma Douce Mère, Envole toi au paradis
Au Paradis des mamans gentilles et des mères évanouies
La mort comme la maladie n’effacera jamais notre amour inouï
Reçois ces doux mots d’amour de ton enfant aimant
Laisse lès te transporter vers un monde apaisant
Tu as réussi ton passage sur terre en étant la meilleure des mères
Toute ta famille te dit Adieu, à Dieu… Tes enfants sont de toi très fiers
Que Dieu te protège Notre Mère! Qu’il entende nos plus belles prières
Demain nous te retrouverons… De belles retrouvailles avec notre mère 




29/05/2026

Bon week-end

Bonjour à tous 
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dit de la force de l’amour

Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Paul Eluard




 



22/05/2026

Bon Week-end et bonne fête de pentecôte

Bonjour à tous
Je viens vous souhaiter
une bonne fête de la Pentecôte.
Passez une bonne journée .
Prenez soin de vous .
Bisous du ♥️
 

À l’aube du 7 août, un convoi de 987 juifs parti en direction d’Auschwitz. Ce fut le 9 août 1942, que soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), avec sa soeur Rose et de nombreux autres membres de son peuple, mourut dans les chambres à gaz d’Auschitz.

Poésie de Pentecôte 1942

Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines les ténèbres de mon coeur?
Tu me guides comme la main d’une mère,
et si tu me lâchais,
je ne pourrais plus faire un seul pas.
Tu es l’espace
qui enveloppe mon être et l’abrite en toi.
Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant
d’où tu l’as tiré pour l’élever vers la lumière.
Toi, plus proche de moi
que je ne le suis de moi-même,
plus intime que le tréfonds de mon âme,
et cependant insaisissable et ineffable,
au-delà de tout nom.
Esprit Saint, Amour Éternel!
N’es-tu pas la douce manne
qui du coeur du Fils
déborde dans le mien,
la nourriture des anges et des bienheureux?
Lui qui s’est relevé de la mort à la vie
m’a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.
Et jour après jour
il continue de me donner une nouvelle vie,
dont un jour la plénitude m’inondera tout entière,
vie issue de ta vie, oui, toi-même,
Esprit Saint, Vie éternelle!

De Édith Stein (1891-1942)



 

15/05/2026

Bon week-end à tous



Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙
 
Demain
C’était comme un désert aride
Comme un hiver interminable
Comme un printemps d’autan
S’approchant sans prévenir
Nos utopies asséchées
Nos regards croisés
Nos plus petits espaces
À l’intérieur de nos habitacles
C’était comme un mirage
De ce que nous avions vécu
D’une pensée utopique
De ce que nous avions insufflé
De ce que nous avions dansé
De ce que nous avions bu
De ce que nous avions usé
Ivres de fêtes
D’éclats de rires
De sourires
D’embrassades
De chaleur
De rencontres charnelles
C’était comme un brouillard
À couper le souffle
En proie à lame
La mort aux trousses
C’était comme un désert arctique
Un vent glacial
Des rafales en surface
Des ombres en survie
Des regards sombres
Des cœurs glacés

C’était comme aujourd’hui
C’était comme hier
C’était comme un désert d’hiver
Comme un printemps latent
Comme un matin d’été
S’approchant sans prévenir.

Laetitia Sioen, 2020

13/05/2026

Ascention

Bonjour à toutes et tous .
J'espère que vous allez bien ?
Je vous souhaite une bonne Ascension .
il fait du soleil ,mais pas trop chaud .
Passez une bonne journée .
Passez un bon dimanche.
Prenez soin de vous .
Avec toute mon amitié .
Bisous du ♥

Soleil de mai

Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.

Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !

Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !

Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon cœur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.

Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel cœur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?

Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.

Véronique Belen


 

08/05/2026

Bon week-end vous qui passez

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dans la forêt

De quoi parlait le vent ? De quoi tremblaient les branches ?
Était-ce, en ce doux mois des nids et des pervenches,
Parce que les oiseaux couraient dans les glaïeuls,
Ou parce qu’elle et moi nous étions là tout seuls ?
Elle hésitait. Pourquoi ? Soleil, azur, rosées,
Aurore ! Nous tâchions d’aller, pleins de pensées,
Elle vers la campagne et moi vers la forêt.
Chacun de son côté tirait l’autre, et, discret,
Je la suivais d’abord, puis, à son tour docile,
Elle venait, ainsi qu’autrefois en Sicile
Faisaient Flore et Moschus, Théocrite et Lydé.
Comme elle ne m’avait jamais rien accordé,
Je riais, car le mieux c’est de tâcher de rire
Lorsqu’on veut prendre une âme et qu’on ne sait que dire ;
J’étais le plus heureux des hommes, je souffrais.
Que la mousse est épaisse au fond des antres frais !
Par instants un éclair jaillissait de notre âme ;
Elle balbutiait : Monsieur… et moi : Madame.
Et nous restions pensifs, muets, vaincus, vainqueurs,
Après cette clarté faite dans nos deux coeurs.
Une source disait des choses sous un saule ;
Je n’avais encor vu qu’un peu de son épaule,
Je ne sais plus comment et je ne sais plus où ;
Oh ! le profond printemps, comme cela rend fou !
L’audace des moineaux sous les feuilles obscures,
Les papillons, l’abeille en quête, les piqûres,
Les soupirs, ressemblaient à de vagues essais,
Et j’avais peur, sentant que je m’enhardissais.
Il est certain que c’est une action étrange
D’errer dans l’ombre au point de cesser d’être un ange,
Et que l’herbe était douce, et qu’il est fabuleux
D’oser presser le bras d’une femme aux yeux bleus.
Nous nous sentions glisser vaguement sur la pente
De l’idylle où l’amour traître et divin serpente,
Et qui mène, à travers on ne sait quel jardin,
Souvent à l’enfer, mais en passant par l’éden.
Le printemps laisse faire, il permet, rien ne bouge.
Nous marchions, elle était rose, et devenait rouge,
Et je ne savais rien, tremblant de mon succès,
Sinon qu’elle pensait à ce que je pensais.
Pâle, je prononçais des noms, Béatrix, Dante ;
Sa guimpe s’entrouvrait, et ma prunelle ardente
Brillait, car l’amoureux contient un curieux.
Viens ! dis-je… – Et pourquoi pas, ô bois mystérieux ?

Victor Hugo, Toute la lyre


 

07/05/2026

un bon Vendredi de 8 Mai

 Bonjour à tous .
C'est avec toute mon amitié .
que je viens vous souhaiter .
un bon Vendredi de 8 Mai .
Prenez soin de vous .  
Mille doux bisous du ♥️
 

Pour ne pas oublier !
Il y eut d'abord l'occupation de la Rhénanie par les Nazis le 7/3/1936....puis l'occupation
du Territoire des Sudètes partie de la Tchécoslovaquie en octobre 1938 après la signature
des accords de Munich....puis la Grande Guerre a été lancée par Hitler d'abord contre la
Pologne qu'il envahit dès le 1/9/1939....et qu'il élargit ensuite à toute l'Europe. La France
avait résisté seulement 42 jours du 10/5/1940 au 22/6/1940....avant d'être occupée par les
Nazis jusqu'à sa libération à partir de juin 1944 et l'Armistice du 8 MAI 1945. A la fin de
cette Guerre, en Europe on compte près de 42 millions de morts dont environ 22 millions
de civils.

 Beaucoup étaient là.

La fête battait son plein et l'insouciance régnait.
Un monde défilait. D’autres se défilaient.
 Ici, les chants et la fête ! Ailleurs, les chars.
Le pacifisme en réponse aux nazis.
L’inconscience oublieuse, face aux fusils.
Bientôt, un monde allait s’effondrer dans le sang.
La folie des hommes. Un nouvel affrontement.
Sur les routes, les soldats, les civils fuyaient.
Et le courage, l’audace. Reste le désespoir.
L’insouciance se payait par ses heures noires.
L’incompétent fuit ses responsabilités.
 Mais des voix, des hommes s’élèvent : Résistance !
Des hommes et des femmes franchissent la mer.
Et un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant les forces volontaires.
 Ils n’étaient pas tous là. Et certains s’égaraient.
Croyant l’internationale et non la patrie !
D’autres, un autre monde. Et collaboraient.
Notre France se déchirait à l’infini.
 Mais un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant des forces volontaires.
Des Hommes, des femmes rejoignent l’Angleterre
Car la voix de la France crie. Résistance !
 Ils n’étaient pas tous là mais ils étaient nombreux.
Combattant pour l’honneur d’une France vaincue.
Sur mer, sur terre. En résistant courageux.
Soldats de l’ombre redressant l’honneur perdu.
Vous vous êtes bien battus. Vous avez résisté.
La France vous doit tant Soldats. La liberté.
Gérard Brazon 


Des mots qui résonnent encore

5 juin 1944, 21h15. L’introduction musicale vient de se terminer… Les messages personnels commencent. Les premières notes de la 5ème symphonie de Beethoven, (en Morse est un « V » comme Victoire),

    Les Français parlent aux Français. Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels.
Et puis, le premier vers et donné une fois, puis une seconde, comme c’est usuel .
    Les sanglots longs des violons de l’automne... Je répète... Les sanglots longs des violons de l’automne,
Et le pied tant attendu est enfin lancé…
    Blessent mon coeur d’une langueur monotone... Je répète... Blessent mon coeur d’une langueur monotone.

Un florilège d'expressions passées à la postérité
Cette même soirée du 5 juin, la résistance entend également « Messieurs faites vos jeux » appel à un autre sabotage, mais aussi « je n’aime pas la blanquette de veau » qui indique le parachutage prévu à Donnemarie-Dontilly, ou encore « Frédérick était roi de Prusse ; nous disons quatre fois » signalant que 4 avions sont attendus pour le parachutage du jour. Et puis celle qui reste également dans les annales, reprenant une célèbre expression : « les carottes sont cuites ». Cette voix si particulière, qui restera dans l'histoire, ces mots qui feront la guérilla et permettront à la résistance de participer à la Bataille de Normandie achevée peu ou prou avec l'arrivée à Paris de la Colonne Leclerc le 25 août 1944, c'est celle de Franck Bauer, le speaker de Radio Londres.
 
1 000 actions de sabotage en une nuit
Tous ces messages sont ciblés et s’adressent à des groupes qui savent ce qu’ils doivent faire. Attaquer la logistique, ralentir les réactions de ceux que l’on appelle « les frisés » est le maître mot à l’aube de l’opération Overlord. Dans la nuit du 5 ou 6, plus de 1 000 actions de sabotage sont réalisés et 3 000 kilomètres de voies ferrées sont détruites durant les premiers jours.


Le 7 mai 1945 à Reims, la première capitulation allemande que tout le monde a oubliée
On connaît mal cet acte signé la veille du 8 mai qui met fin à la Seconde Guerre mondiale. Récit d’une rencontre au sommet dans la capitale du champagne.

Le 7 mai, à 2 h 41 du matin, les Allemands signent à Reims leur capitulation sans condition auprès des Alliés. Pourquoi Reims ? Dwight Eisenhower, « General of the Army », y a installé en février son quartier général, dans un immense collège technique près de la gare, aujourd'hui le lycée Franklin-Roosevelt, où les élèves continueront à se rendre en cours dans la partie arrière de l'établissement. Les militaires se plaindront du vacarme incessant des convois ferroviaires.
D'abord installé à Versailles, Eisenhower a souhaité suivre le front qui se dirigeait vers l'est, mais la contre-offensive allemande dans les Ardennes l'a refroidi et incité à retenir Reims pour son QG plutôt que Metz, Liège ou Verdun.



01/05/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙

Chère, voici le mois de mai

Chère, voici le mois de mai,
Le mois du printemps parfumé
Qui, sous les branches,
Fait vibrer des sons inconnus,
Et couvre les seins demi-nus
De robes blanches.

Voici la saison des doux nids,
Le temps où les cieux rajeunis
Sont tout en flamme,
Où déjà, tout le long du jour,
Le doux rossignol de l’amour
Chante dans l’âme.

Ah ! de quels suaves rayons
Se dorent nos illusions
Les plus chéries,
Et combien de charmants espoirs
Nous jettent dans l’ombre des soirs
Leurs rêveries !

Parmi nos rêves à tous deux,
Beaux projets souvent hasardeux
Qui sont les mêmes,
Songes pleins d’amour et de foi
Que tu dois avoir comme moi,
Puisque tu m’aimes ;

Il en est un seul plus aimé.
Tel meurt un zéphyr embaumé
Sur votre bouche,
Telle, par une ardente nuit,
De quelque Séraphin, sans bruit,
L’aile vous touche.

Camille, as-tu rêvé parfois
Qu’à l’heure où s’éveillent les bois
Et l’alouette,
Où Roméo, vingt fois baisé,
Enjambe le balcon brisé
De Juliette,

Nous partons tous les deux, tout seuls ?
Hors Paris, dans les grands tilleuls
Un rayon joue ;
L’air sent les lilas et le thym,
La fraîche brise du matin
Baise ta joue.

Après avoir passé tout près
De vastes ombrages, plus frais
Qu’une glacière
Et tout pleins de charmants abords,
Nous allons nous asseoir aux bords
De la rivière.

L’eau frémit, le poisson changeant
Émaille la vague d’argent
D’écailles blondes ;
Le saule, arbre des tristes vœux,
Pleure, et baigne ses longs cheveux
Parmi les ondes.

Tout est calme et silencieux.
Étoiles que la terre aux cieux
A dérobées,
On voit briller d’un éclat pur
Les corsages d’or et d’azur
Des scarabées.

Nos yeux s’enivrent, assouplis,
A voir l’eau dérouler les plis
De sa ceinture.
Je baise en pleurant tes genoux,
Et nous sommes seuls, rien que nous
Et la nature !

Tout alors, les flots enchanteurs,
L’arbre ému, les oiseaux chanteurs
Et les feuillées,
Et les voix aux accords touchants
Que le silence dans les champs
Tient éveillées,

La brise aux parfums caressants,
Les horizons éblouissants
De fantaisie,
Les serments dans nos cœurs écrits,
Tout en nous demande à grands cris
La Poésie.

Nous sommes heureux sans froideur.
Plus de bouderie ou d’humeur
Triste ou chagrine ;
Tu poses d’un air triomphant
Ta petite tête d’enfant
Sur ma poitrine ;

Tu m’écoutes, et je te lis,
Quoique ta bouche aux coins pâlis
S’ouvre et soupire,
Quelques stances d’Alighieri,
Ronsard, le poète chéri,
Ou bien Shakspere.

Mais je jette le livre ouvert,
Tandis que ton regard se perd
Parmi les mousses,
Et je préfère, en vrai jaloux,
A nos poètes les plus doux
Tes lèvres douces !

Tiens, voici qu’un couple charmant,
Comme nous jeune et bien aimant,
Vient et regarde.
Que de bonheur rien qu’à leurs pas !
Ils passent et ne nous voient pas :
Que Dieu les garde !

Ce sont des frères, mon cher cœur,
Que, comme nous, l’amour vainqueur
Fit l’un pour l’autre.
Ah ! qu’ils soient heureux à leur tour !
Embrassons-nous pour leur amour
Et pour le nôtre !

Chère, quel ineffable émoi,
Sur ce rivage où près de moi
Tu te recueilles,
De mêler d’amoureux sanglots
Aux douces plaintes que les flots
Disent aux feuilles !

Dis, quel bonheur d’être enlacés
Par des bras forts, jamais lassés !
Avec quels charmes,
Après tous nos mortels exils,
Je savoure au bout de tes cils
De fraîches larmes !

Théodore de Banville, Les Stalactites, 1846




 

30/04/2026

Bon 1er Mai à tous

 


Bonjour à tous      
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
un bon 1er Mai .
que du bonheur pour vous .
Mais surtout la santé .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du ♥️  


Le drame de Fourmies le 1er Mai

Fourmies, à huit kilomètres de la frontière belge, est une ville ouvrière de 15 000 habitants, comptant 37 filatures de textile. Ce secteur est en crise depuis 1885 et les conditions de travail s’y sont durcies. Ouvriers et ouvrières triment douze heures par jour dans la poussière. Ce 1er mai 1891, les piquets de grève se mettent en place entre 5 et 8 heures du matin, appelant les équipes du matin à rejoindre le mouvement. Dès 9 heures, les gendarmes à cheval chargent le piquet de la manufacture « Sans Pareille », arrêtant sans ménagement quatre manifestants. Outre la maréchaussée, le 84e régiment d’infanterie d’Avesnes est sur place et le sous-préfet apeuré fait venir de Maubeuge la moitié du 145e de ligne. A 11h30 les délégués des fabriques en grève sont reçus par le maire, Auguste Bernier. Ils lui remettent leurs revendications : libération des arrêtés du matin, les 8 heures, mais aussi la possibilité de créer des bourses du travail et des caisses de retraite, une meilleure hygiène dans les ateliers et l’abrogation des amendes pour retard et malfaçon. Vers 18 heures, 200 jeunes manifestants, drapeau rouge en tête, se retrouvent place de l’église face à seulement 30 soldats, des jeunes conscrits apeurés, sous les ordres du commandant Chapus, un galonné qui n’aime guère la « racaille socialiste ».

La foule gronde, mais n’est ni violente, ni armée. Elle arrive au contact. Chapus a peur que ses hommes soient désarmés d’autant qu’ils viennent de toucher le nouveau fusil Lebel, une arme redoutable. En plus, l’officier n’a pas confiance dans ses hommes dont certains sont des appelés originaires de la région. Il hurle : "Feu, feu rapide, visez le porte drapeau". Neuf manifestants sont fusillés quasiment à bout-portant d’une balle en pleine tête : cinq femmes et quatre hommes de 11 à 30 ans. Neuf blessés sont arrêtés. Ils seront condamnés de deux à quatre mois pour "entrave à la liberté de travail, outrage, violence à agent et rébellion". Le pouvoir ajoute l’ignominie à la tragédie. Trois jours plus tard, des manufactures, des mines, des ateliers, des boutiques, ils seront plus de 30.000, drapeaux rouges au vent, à accompagner les neufs martyrs jusqu’à leurs dernières demeures. Le 8 mai, à la chambre, le député socialiste Georges Clemenceau, qui n’est pas encore le « briseur de grèves » dénoncé plus tard par la jeune CGT, rend un vibrant hommage aux victimes de Fourmies..............




24/04/2026

Bon week-end à vous tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 
Dans la forêt

De quoi parlait le vent ? De quoi tremblaient les branches ?
Était-ce, en ce doux mois des nids et des pervenches,
Parce que les oiseaux couraient dans les glaïeuls,
Ou parce qu’elle et moi nous étions là tout seuls ?
Elle hésitait. Pourquoi ? Soleil, azur, rosées,
Aurore ! Nous tâchions d’aller, pleins de pensées,
Elle vers la campagne et moi vers la forêt.
Chacun de son côté tirait l’autre, et, discret,
Je la suivais d’abord, puis, à son tour docile,
Elle venait, ainsi qu’autrefois en Sicile
Faisaient Flore et Moschus, Théocrite et Lydé.
Comme elle ne m’avait jamais rien accordé,
Je riais, car le mieux c’est de tâcher de rire
Lorsqu’on veut prendre une âme et qu’on ne sait que dire ;
J’étais le plus heureux des hommes, je souffrais.
Que la mousse est épaisse au fond des antres frais !
Par instants un éclair jaillissait de notre âme ;
Elle balbutiait : Monsieur… et moi : Madame.
Et nous restions pensifs, muets, vaincus, vainqueurs,
Après cette clarté faite dans nos deux coeurs.
Une source disait des choses sous un saule ;
Je n’avais encor vu qu’un peu de son épaule,
Je ne sais plus comment et je ne sais plus où ;
Oh ! le profond printemps, comme cela rend fou !
L’audace des moineaux sous les feuilles obscures,
Les papillons, l’abeille en quête, les piqûres,
Les soupirs, ressemblaient à de vagues essais,
Et j’avais peur, sentant que je m’enhardissais.
Il est certain que c’est une action étrange
D’errer dans l’ombre au point de cesser d’être un ange,
Et que l’herbe était douce, et qu’il est fabuleux
D’oser presser le bras d’une femme aux yeux bleus.
Nous nous sentions glisser vaguement sur la pente
De l’idylle où l’amour traître et divin serpente,
Et qui mène, à travers on ne sait quel jardin,
Souvent à l’enfer, mais en passant par l’éden.
Le printemps laisse faire, il permet, rien ne bouge.
Nous marchions, elle était rose, et devenait rouge,
Et je ne savais rien, tremblant de mon succès,
Sinon qu’elle pensait à ce que je pensais.
Pâle, je prononçais des noms, Béatrix, Dante ;
Sa guimpe s’entrouvrait, et ma prunelle ardente
Brillait, car l’amoureux contient un curieux.
Viens ! dis-je… – Et pourquoi pas, ô bois mystérieux ?

3 avril 1874

Victor Hugo,