13/03/2026

Bonjour à vous tous

Bonjour à tous

C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙  
Aux Hirondelles

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir !

Parlez-moi de soleil et d’ondes,
D’épis flottants, de plaines blondes,
De jours dorés, d’horizons verts ;
De la terre enfin réveillée,
Qui se mourait froide et mouillée
Sous le dais brumeux des hivers.

L’hiver, c’est le deuil de la terre !
Les arbres n’ont plus leur mystère ;
Oiseaux et bardes sont sans toits ;
Une bise à l’aile glacée
A nos fronts tarit la pensée,
Tarit la sève au front des bois.

Le ciel est gris, l’eau sans murmure,
Et tout se meurt ; sur la nature
S’étend le linceul des frimas.
Heureux, alors, sur d’autres plages,
Ceux qui vont chercher les feuillages
Et les beaux jours des beaux climats !

O très heureuses hirondelles !
Si comme vous j’avais des ailes,
J’irais me baigner d’air vermeil ;
Et, loin de moi laissant les ombres,
Je fuirais toujours les cieux sombres
Pour toujours suivre le soleil !

Saint-Nazaire, avril 1840

Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages, 1897


 

06/03/2026

Bonjour à tous

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon week-end.

une bonne semaine .

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du 💙 


Après l’hiver

N’attendez pas de moi que je vais vous donner

Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;

La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,

Dans les champs, dans les bois, est partout la première.

Je suis par le printemps vaguement attendri.

Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;

Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre

Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;

Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.

Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.

Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,

Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.

Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,

Venez, je veux aimer, être juste, être doux,

Croire, remercier confusément les choses,

Vivre sans reprocher les épines aux roses,

Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.


Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !

On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,

Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;

On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;

On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux

Et de voir, sous l’abri des branches printanières,

Ces messieurs faire avec ces dames des manières.


26 juin 1878





28/02/2026

Bonne Fête à toutes les mamies du monde

 



Coucou
Bonjour à tous .
Passez un bon dimanche
une bonne semaine
Bonne fêtes  à
toutes les mamies .
Mille doux bisous du ♥
L'inexorable glissage des ans

Quand nous étions enfants
Nous étions si pressés
De faire partie des « grands »
Et puis c'est arrivé.

A quinze ans, nous rêvons
A un bel avenir,
Au futur garçon
Qui nous fera sourire.

Encore dans les langes,
La tête dans les nues.
Innocentes comme un ange,
Fières de nos attributs.

Puis arrivent les vingt ans,
Nous nous trouvons très vieilles,
Majeures depuis longtemps,
Toujours fraîches au réveil.

A trente ans tout est dit,
Enfin, nous le croyons.
Les enfants, le mari,
Le boulot, la maison.

Nous ne touchons pas terre,
Entre toutes nos tâches.
C'est pas une mince affaire,
On fait tout à l'arrache.

Pas le temps de penser,
Notre look, on s'en fiche.
Difficile de gérer,
On court, parfois on glisse.

Les enfants ont grandi,
Nous avons quarante ans.
On pense: quelle belle vie,
Qu'elle dure longtemps !

Un beau jour par hasard,
Tout en se regardant
La tête dans le miroir,
Une angoisse nous prend.

Seigneur, j'ai plein de rides !
Des cernes sous les yeux !
Constatation morbide:
On a pris un coup de vieux.

Le mascara s'étale,
Le blush ne suffit plus.
Notre beauté détale,
Nous ne comprenons plus.

Ai-je assez mis de crème ?
Devrais-je en rajouter ?
Nous nous croyions indemnes,
Mais nous avons morflé.

Lorsque nous rencontrons,
Nos anciennes amies,
Soyons franches, nous trouvons
Qu'elles sont décaties.

Et pourtant, et pourtant,
La vérité est là:
Nous avons cinquante ans,
Nous aussi. Et voilà !

Nos enfants sont partis,
Ne reste que le chat
Dans les bras du mari
Attendant leur repas.

Miroir, mon beau miroir,
Qu'as-tu fait de ma vie ¿
Il faut garder l'espoir,
Croire en la chirurgie.

Je plaisante, bien sûr
Car il n'est pas question
Que mes enfants murmurent
Que je deviens très con.

Et puis, pffft, après tout,
Rien d'extraordinaire,
Il y a un temps pour tout,
C'est chouette d'être grand-mère !

Poème de Nina




27/02/2026

Bonjour à tous et bon week-end


Bonjour à tous  

C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon week-end. 

une bonne semaine .

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du ❤️

À une jeune fille


Pourquoi te plaindre, tendre fille ?

Tes jours n’appartiennent ils pas à la première jeunesse ?

Daïno Lithuanien


Vous qui ne savez pas combien l’enfance est belle,

Enfant ! n’enviez point notre âge de douleurs,

Où le cœur tour à tour est esclave et rebelle,

Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs.


Votre âge insouciant est si doux qu’on l’oublie !

Il passe, comme un souffle au vaste champ des airs,

Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,

Comme un alcyon sur les mers.


Oh ! ne vous hâtez point de mûrir vos pensées !

Jouissez du matin, jouissez du printemps ;

Vos heures sont des fleurs l’une à l’autre enlacées ;

Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.


Laissez venir les ans ! le destin vous dévoue,

Comme nous, aux regrets, à la fausse amitié,

À ces maux sans espoir que l’orgueil désavoue,

À ces plaisirs qui font pitié.


Riez pourtant ! du sort ignorez la puissance

Riez ! n’attristez pas votre front gracieux,

Votre oeil d’azur, miroir de paix et d’innocence,

Qui révèle votre âme et réfléchit les cieux !


Février 1825


Victor Hugo, Odes et ballades, 1826



 

20/02/2026

Bonjour et bon week-end

Bonjour à tous   
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Pas Trop sur le PC , trop de travail
à la maison et je m'occupe
de mon mari malade .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du ❤️  


A la mi-carême

Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Tandis que, soulevant les voiles de l’aurore,
Le Printemps inquiet paraît à l’horizon.

Du pauvre mois de mars il ne faut pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L’univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s’y disputent l’empire.
Qu’y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C’est sa première larme et son premier sourire.

C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir
L’anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Les femmes et les fleurs appellent le zéphyr ;
Et du fond des boudoirs les belles indolentes,
Balançant mollement leurs tailles nonchalantes,
Sous les vieux marronniers commencent à venir.

C’est alors que les bals, plus joyeux et plus rares,
Prolongent plus longtemps leurs dernières fanfares ;
À ce bruit qui nous quitte, on court avec ardeur ;
La valseuse se livre avec plus de langueur :
Les yeux sont plus hardis, les lèvres moins avares,
La lassitude enivre, et l’amour vient au coeur.

S’il est vrai qu’ici-bas l’adieu de ce qu’on aime
Soit un si doux chagrin qu’on en voudrait mourir,
C’est dans le mois de mars, c’est à la mi-carême,
Qu’au sortir d’un souper un enfant du plaisir
Sur la valse et l’amour devrait faire un poème,
Et saluer gaiement ses dieux prêts à partir.

Mais qui saura chanter tes pas pleins d’harmonie,
Et tes secrets divins, du vulgaire ignorés,
Belle Nymphe allemande aux brodequins dorés ?
Ô Muse de la valse ! ô fleur de poésie !
Où sont, de notre temps, les buveurs d’ambroisie
Dignes de s’étourdir dans tes bras adorés ?

Quand, sur le Cithéron, la Bacchanale antique
Des filles de Cadmus dénouait les cheveux,
On laissait la beauté danser devant les dieux ;
Et si quelque profane, au son de la musique,
S’élançait dans les choeurs, la prêtresse impudique
De son thyrse de fer frappait l’audacieux.

Il n’en est pas ainsi dans nos fêtes grossières ;
Les vierges aujourd’hui se montrent moins sévères,
Et se laissent toucher sans grâce et sans fierté.
Nous ouvrons à qui veut nos quadrilles vulgaires ;
Nous perdons le respect qu’on doit à la beauté,
Et nos plaisirs bruyants font fuir la volupté.

Tant que régna chez nous le menuet gothique,
D’observer la mesure on se souvint encor.
Nos pères la gardaient aux jours de thermidor,
Lorsqu’au bruit des canons dansait la République,
Lorsque la Tallien, soulevant sa tunique,
Faisait de ses pieds nus claquer les anneaux d’or.

Autres temps, autres moeurs ; le rythme et la cadence
Ont suivi les hasards et la commune loi.
Pendant que l’univers, ligué contre la France,
S’épuisait de fatigue à lui donner un roi,
La valse d’un coup d’aile a détrôné la danse.
Si quelqu’un s’en est plaint, certes, ce n’est pas moi.

Je voudrais seulement, puisqu’elle est notre hôtesse,
Qu’on sût mieux honorer cette jeune déesse.
Je voudrais qu’à sa voix on pût régler nos pas,
Ne pas voir profaner une si douce ivresse,
Froisser d’un si beau sein les contours délicats,
Et le premier venu l’emporter dans ses bras.

C’est notre barbarie et notre indifférence
Qu’il nous faut accuser ; notre esprit inconstant
Se prend de fantaisie et vit de changement ;
Mais le désordre même a besoin d’élégance ;
Et je voudrais du moins qu’une duchesse, en France,
Sût valser aussi bien qu’un bouvier allemand.

Alfred de Musset