13/05/2026

Ascention

Bonjour à toutes et tous .
J'espère que vous allez bien ?
Je vous souhaite une bonne Ascension .
il fait du soleil ,mais pas trop chaud .
Passez une bonne journée .
Passez un bon dimanche.
Prenez soin de vous .
Avec toute mon amitié .
Bisous du ♥

Soleil de mai

Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.

Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !

Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !

Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon cœur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.

Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel cœur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?

Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.

Véronique Belen


 

08/05/2026

Bon week-end vous qui passez

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dans la forêt

De quoi parlait le vent ? De quoi tremblaient les branches ?
Était-ce, en ce doux mois des nids et des pervenches,
Parce que les oiseaux couraient dans les glaïeuls,
Ou parce qu’elle et moi nous étions là tout seuls ?
Elle hésitait. Pourquoi ? Soleil, azur, rosées,
Aurore ! Nous tâchions d’aller, pleins de pensées,
Elle vers la campagne et moi vers la forêt.
Chacun de son côté tirait l’autre, et, discret,
Je la suivais d’abord, puis, à son tour docile,
Elle venait, ainsi qu’autrefois en Sicile
Faisaient Flore et Moschus, Théocrite et Lydé.
Comme elle ne m’avait jamais rien accordé,
Je riais, car le mieux c’est de tâcher de rire
Lorsqu’on veut prendre une âme et qu’on ne sait que dire ;
J’étais le plus heureux des hommes, je souffrais.
Que la mousse est épaisse au fond des antres frais !
Par instants un éclair jaillissait de notre âme ;
Elle balbutiait : Monsieur… et moi : Madame.
Et nous restions pensifs, muets, vaincus, vainqueurs,
Après cette clarté faite dans nos deux coeurs.
Une source disait des choses sous un saule ;
Je n’avais encor vu qu’un peu de son épaule,
Je ne sais plus comment et je ne sais plus où ;
Oh ! le profond printemps, comme cela rend fou !
L’audace des moineaux sous les feuilles obscures,
Les papillons, l’abeille en quête, les piqûres,
Les soupirs, ressemblaient à de vagues essais,
Et j’avais peur, sentant que je m’enhardissais.
Il est certain que c’est une action étrange
D’errer dans l’ombre au point de cesser d’être un ange,
Et que l’herbe était douce, et qu’il est fabuleux
D’oser presser le bras d’une femme aux yeux bleus.
Nous nous sentions glisser vaguement sur la pente
De l’idylle où l’amour traître et divin serpente,
Et qui mène, à travers on ne sait quel jardin,
Souvent à l’enfer, mais en passant par l’éden.
Le printemps laisse faire, il permet, rien ne bouge.
Nous marchions, elle était rose, et devenait rouge,
Et je ne savais rien, tremblant de mon succès,
Sinon qu’elle pensait à ce que je pensais.
Pâle, je prononçais des noms, Béatrix, Dante ;
Sa guimpe s’entrouvrait, et ma prunelle ardente
Brillait, car l’amoureux contient un curieux.
Viens ! dis-je… – Et pourquoi pas, ô bois mystérieux ?

Victor Hugo, Toute la lyre


 

07/05/2026

un bon Vendredi de 8 Mai

 Bonjour à tous .
C'est avec toute mon amitié .
que je viens vous souhaiter .
un bon Vendredi de 8 Mai .
Prenez soin de vous .  
Mille doux bisous du ♥️
 

Pour ne pas oublier !
Il y eut d'abord l'occupation de la Rhénanie par les Nazis le 7/3/1936....puis l'occupation
du Territoire des Sudètes partie de la Tchécoslovaquie en octobre 1938 après la signature
des accords de Munich....puis la Grande Guerre a été lancée par Hitler d'abord contre la
Pologne qu'il envahit dès le 1/9/1939....et qu'il élargit ensuite à toute l'Europe. La France
avait résisté seulement 42 jours du 10/5/1940 au 22/6/1940....avant d'être occupée par les
Nazis jusqu'à sa libération à partir de juin 1944 et l'Armistice du 8 MAI 1945. A la fin de
cette Guerre, en Europe on compte près de 42 millions de morts dont environ 22 millions
de civils.

 Beaucoup étaient là.

La fête battait son plein et l'insouciance régnait.
Un monde défilait. D’autres se défilaient.
 Ici, les chants et la fête ! Ailleurs, les chars.
Le pacifisme en réponse aux nazis.
L’inconscience oublieuse, face aux fusils.
Bientôt, un monde allait s’effondrer dans le sang.
La folie des hommes. Un nouvel affrontement.
Sur les routes, les soldats, les civils fuyaient.
Et le courage, l’audace. Reste le désespoir.
L’insouciance se payait par ses heures noires.
L’incompétent fuit ses responsabilités.
 Mais des voix, des hommes s’élèvent : Résistance !
Des hommes et des femmes franchissent la mer.
Et un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant les forces volontaires.
 Ils n’étaient pas tous là. Et certains s’égaraient.
Croyant l’internationale et non la patrie !
D’autres, un autre monde. Et collaboraient.
Notre France se déchirait à l’infini.
 Mais un général proclame l’éternel France.
Unissant, regroupant des forces volontaires.
Des Hommes, des femmes rejoignent l’Angleterre
Car la voix de la France crie. Résistance !
 Ils n’étaient pas tous là mais ils étaient nombreux.
Combattant pour l’honneur d’une France vaincue.
Sur mer, sur terre. En résistant courageux.
Soldats de l’ombre redressant l’honneur perdu.
Vous vous êtes bien battus. Vous avez résisté.
La France vous doit tant Soldats. La liberté.
Gérard Brazon 


Des mots qui résonnent encore

5 juin 1944, 21h15. L’introduction musicale vient de se terminer… Les messages personnels commencent. Les premières notes de la 5ème symphonie de Beethoven, (en Morse est un « V » comme Victoire),

    Les Français parlent aux Français. Veuillez écouter d’abord quelques messages personnels.
Et puis, le premier vers et donné une fois, puis une seconde, comme c’est usuel .
    Les sanglots longs des violons de l’automne... Je répète... Les sanglots longs des violons de l’automne,
Et le pied tant attendu est enfin lancé…
    Blessent mon coeur d’une langueur monotone... Je répète... Blessent mon coeur d’une langueur monotone.

Un florilège d'expressions passées à la postérité
Cette même soirée du 5 juin, la résistance entend également « Messieurs faites vos jeux » appel à un autre sabotage, mais aussi « je n’aime pas la blanquette de veau » qui indique le parachutage prévu à Donnemarie-Dontilly, ou encore « Frédérick était roi de Prusse ; nous disons quatre fois » signalant que 4 avions sont attendus pour le parachutage du jour. Et puis celle qui reste également dans les annales, reprenant une célèbre expression : « les carottes sont cuites ». Cette voix si particulière, qui restera dans l'histoire, ces mots qui feront la guérilla et permettront à la résistance de participer à la Bataille de Normandie achevée peu ou prou avec l'arrivée à Paris de la Colonne Leclerc le 25 août 1944, c'est celle de Franck Bauer, le speaker de Radio Londres.
 
1 000 actions de sabotage en une nuit
Tous ces messages sont ciblés et s’adressent à des groupes qui savent ce qu’ils doivent faire. Attaquer la logistique, ralentir les réactions de ceux que l’on appelle « les frisés » est le maître mot à l’aube de l’opération Overlord. Dans la nuit du 5 ou 6, plus de 1 000 actions de sabotage sont réalisés et 3 000 kilomètres de voies ferrées sont détruites durant les premiers jours.


Le 7 mai 1945 à Reims, la première capitulation allemande que tout le monde a oubliée
On connaît mal cet acte signé la veille du 8 mai qui met fin à la Seconde Guerre mondiale. Récit d’une rencontre au sommet dans la capitale du champagne.

Le 7 mai, à 2 h 41 du matin, les Allemands signent à Reims leur capitulation sans condition auprès des Alliés. Pourquoi Reims ? Dwight Eisenhower, « General of the Army », y a installé en février son quartier général, dans un immense collège technique près de la gare, aujourd'hui le lycée Franklin-Roosevelt, où les élèves continueront à se rendre en cours dans la partie arrière de l'établissement. Les militaires se plaindront du vacarme incessant des convois ferroviaires.
D'abord installé à Versailles, Eisenhower a souhaité suivre le front qui se dirigeait vers l'est, mais la contre-offensive allemande dans les Ardennes l'a refroidi et incité à retenir Reims pour son QG plutôt que Metz, Liège ou Verdun.