15/05/2026

Bon week-end à tous



Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙
 
Demain
C’était comme un désert aride
Comme un hiver interminable
Comme un printemps d’autan
S’approchant sans prévenir
Nos utopies asséchées
Nos regards croisés
Nos plus petits espaces
À l’intérieur de nos habitacles
C’était comme un mirage
De ce que nous avions vécu
D’une pensée utopique
De ce que nous avions insufflé
De ce que nous avions dansé
De ce que nous avions bu
De ce que nous avions usé
Ivres de fêtes
D’éclats de rires
De sourires
D’embrassades
De chaleur
De rencontres charnelles
C’était comme un brouillard
À couper le souffle
En proie à lame
La mort aux trousses
C’était comme un désert arctique
Un vent glacial
Des rafales en surface
Des ombres en survie
Des regards sombres
Des cœurs glacés

C’était comme aujourd’hui
C’était comme hier
C’était comme un désert d’hiver
Comme un printemps latent
Comme un matin d’été
S’approchant sans prévenir.

Laetitia Sioen, 2020

13/05/2026

Ascention

Bonjour à toutes et tous .
J'espère que vous allez bien ?
Je vous souhaite une bonne Ascension .
il fait du soleil ,mais pas trop chaud .
Passez une bonne journée .
Passez un bon dimanche.
Prenez soin de vous .
Avec toute mon amitié .
Bisous du ♥

Soleil de mai

Soleil de mai
Tu dardes tes rayons
Qui montent vers le feu
Baignant ton Ascension.

Agneau de perfection
Appelé vers le Père
Prends-nous dans ton sillon,
Ouvre-nous ton mystère !

Descends sur nous la paix de ton regard,
Offre-nous un éclat de Ciel !
Montre-nous tes amis te fêtant dans ta Gloire,
Nourris-nous de lait et de miel !

Porté par les nuées, tu te fais si présent
Que mon cœur s’inonde de ta joie,
Ton immortalité me délivre du temps
Et consume le bois de ta Croix.

Qui connaîtra cette agape de l’âme
Exilant tout relent de blessure ?
Quel cœur exultera à ce chant qui t’acclame
Et t’offrira sa foi comme un fruit mûr ?

Soleil de mai qui transcendes la Pâque
Comme la promesse enfin des temps nouveaux,
Tu t’élèves lumineux et d’un trait de ton arc
Tu transperces d’amour tes agneaux.

Véronique Belen


 

08/05/2026

Bon week-end vous qui passez

Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙 


Dans la forêt

De quoi parlait le vent ? De quoi tremblaient les branches ?
Était-ce, en ce doux mois des nids et des pervenches,
Parce que les oiseaux couraient dans les glaïeuls,
Ou parce qu’elle et moi nous étions là tout seuls ?
Elle hésitait. Pourquoi ? Soleil, azur, rosées,
Aurore ! Nous tâchions d’aller, pleins de pensées,
Elle vers la campagne et moi vers la forêt.
Chacun de son côté tirait l’autre, et, discret,
Je la suivais d’abord, puis, à son tour docile,
Elle venait, ainsi qu’autrefois en Sicile
Faisaient Flore et Moschus, Théocrite et Lydé.
Comme elle ne m’avait jamais rien accordé,
Je riais, car le mieux c’est de tâcher de rire
Lorsqu’on veut prendre une âme et qu’on ne sait que dire ;
J’étais le plus heureux des hommes, je souffrais.
Que la mousse est épaisse au fond des antres frais !
Par instants un éclair jaillissait de notre âme ;
Elle balbutiait : Monsieur… et moi : Madame.
Et nous restions pensifs, muets, vaincus, vainqueurs,
Après cette clarté faite dans nos deux coeurs.
Une source disait des choses sous un saule ;
Je n’avais encor vu qu’un peu de son épaule,
Je ne sais plus comment et je ne sais plus où ;
Oh ! le profond printemps, comme cela rend fou !
L’audace des moineaux sous les feuilles obscures,
Les papillons, l’abeille en quête, les piqûres,
Les soupirs, ressemblaient à de vagues essais,
Et j’avais peur, sentant que je m’enhardissais.
Il est certain que c’est une action étrange
D’errer dans l’ombre au point de cesser d’être un ange,
Et que l’herbe était douce, et qu’il est fabuleux
D’oser presser le bras d’une femme aux yeux bleus.
Nous nous sentions glisser vaguement sur la pente
De l’idylle où l’amour traître et divin serpente,
Et qui mène, à travers on ne sait quel jardin,
Souvent à l’enfer, mais en passant par l’éden.
Le printemps laisse faire, il permet, rien ne bouge.
Nous marchions, elle était rose, et devenait rouge,
Et je ne savais rien, tremblant de mon succès,
Sinon qu’elle pensait à ce que je pensais.
Pâle, je prononçais des noms, Béatrix, Dante ;
Sa guimpe s’entrouvrait, et ma prunelle ardente
Brillait, car l’amoureux contient un curieux.
Viens ! dis-je… – Et pourquoi pas, ô bois mystérieux ?

Victor Hugo, Toute la lyre