Ombres et Lumières

À force de prêter des couleurs à leurs vies,
De tisser des décors aux éclats infinis,
J’ai semé la beauté sur des écrans de verre,
Oubliant qu'ici-bas, la mémoire est éphémère.

Mes mains ont dessiné des havres de douceur,
Offrant du bout des doigts un peu de mon ardeur.
Mais sitôt achevé le travail et l'ouvrage,
Les sourires ont fuis, s'effaçant au virage.

L'ingratitude a le pas discret et léger,
Elle oublie en un jour ce qu'on a mis des mois à créer.
Pourtant, que valent-ils, ces décors sans âme ni éclat,
Si ceux qui les portent oublient d'où venait le pas ?

Qu'importe le silence et les portes qu'on referme,
L'art que l'on a donné reste une valeur ferme.
Ceux qui prennent sans voir ne brilleront qu'un temps,
Car la vraie créativité renaît toujours avec le vent.
Sylviane


04/09/2026

Bonjour à vous tous

 



Bonjour à tous    

C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon week-end.

une bonne semaine .

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du ♥

Automne


Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,

Là-bas tord la forêt comme une chevelure.

Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure

Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.


L’Automne qui descend les collines voilées

Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;

Et voici que s’afflige avec plus de ferveur

Le tendre désespoir des roses envolées.


Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos

S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;

La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,

Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.


Le jardin nu sourit comme une face aimée

Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;

Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien

Monte, mélancolique, à la vitre fermée.


Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,

La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;

Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,

Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…


Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,

Les limpides matins, les matins frais et fous,

Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux

Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.


Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,

T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,

Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,

Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.


Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,

Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant

Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,

L’âme impure est pareille à la fille de joie.


Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,

Et déjà, reniant sa folie orageuse,

L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse

Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.


L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.

Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;

Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,

S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.


Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,

Mystérieusement bat le coeur du Silence.

La Solitude au seuil étend sa vigilance,

Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.


C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,

La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,

Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,

L’essence fine de la vie intérieure.


Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,

Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,

Afin que le parfum des choses préférées

Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.


C’est la bonne saison, entre toutes féconde,

D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,

Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson

De te découvrir jeune et vierge comme un monde !


Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;

Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,

Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,

Se mire au pur cristal de son propre miroir :


Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,

Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,

L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,

Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…


Magny-les-Hameaux, octobre 1894.


Albert Samain, Le chariot d’or



11 commentaires:

  1. Coucou, me re-voici sur ton blog, hier il était impossible de laisser des commentaires. Je te souhaite un boin week-end. Bises M@rie
    https://marie1739.blogspot.com/
    https://marie17catarino.blogspot.com/

    RépondreSupprimer
  2. Youpi ça remarche
    *********
    Bonjour ♥ mon @mi(e
    Voici la petite maison ♥
    Du bonheur et de l'amitié ♥
    Ici tout est calme ♥
    Et paisible. ♥
    ╯▅╰╱▔▔▔▔▔▔▔╲╯╯☀️
    ▕▕╱╱╱╱╱╱╱╱╱╲╲╭╭
    ▕▕╱╱╱╱╱╱╱╱┛▂╲╲╭
    ╱▂▂▂▂▂▂╱╱┏▕╋▏╲╲
    ▔▏▂┗┓▂▕▔┛▂┏▔▂▕▔
    ▕▕╋ )▏▕╋▏▏▕┏▏▕╋▏▏
    ▕┓▔┗┓▔┏▏▕┗▏┓▔┏
    Je te souhaite ♥
    Une bonne journée ♥
    Avec une chaleur étouffante ♥
    Prend soin de toi
    Byzz💋 de ton amie poupouille* ♥

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour ma sylvie, wow superbe création et beau poème, un régal.....il fait toujours beau mais prévoit une nouvelle canicule.....(passage exceptionnel vu qu'hier pas accès aux commentaires, ça refonctionne yes)....passe une agréable journée et un bon week-end, en profitant bien ......Pleins de gros bisous, annie

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour ma Sylvie comme vendredi j'ai pas eu accès au blog ça ne fonctionnais pas je passe te dire bonjour ta création est superbe accompagner d'un très beau poème j'espère que vous allez bien ? je vous souhaite de passer un très bon dimanche prenez soin de vous deux ma douce fée
    Gros bisous à vous deux ton amie
    Béa

    RépondreSupprimer
  5. Coucou ma douce Sylvie,
    Je me suis à nouveau servie, je t''ai pris ta belle illustration et ton poème est très beau, je te souhaite un excellent dimanche et merci beaucoup pour l'illustration que j'ai mise sur le blog, gros gros bisous
    Floralie

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour ma sylvie, j'espère que tu as passé un bon week-end en te reposant, moi tranquille, courses le matin, quelques créas l'après midi et télé......il fait toujours beau, mais il faudrait aussi qu'il pleuve.....passe un agréable lundi......Pleins de gros bisous, annie

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour ma Sylvie mon petit passage pour te faire un petit coucou j'espère que vous allez bien ? et que vous avez passer un très bon week-end ? je vous souhaite un bon début de semaine prenez soin de vous deux ma douce fée
    Gros bisous à vous deux ton amie
    Béa

    RépondreSupprimer
  8. Je passe sur ton superbe blog pour me promener à travers toutes tes merveilles.
    Que du bonheur de te rendre visite !
    Chez moi, la pluie arrive, et, franchement, c'est une bonne chose.
    Je vais bricoler un peu sur mon terrain avant les grands froids.
    Je ne pourrais pas faire tout ce que je voudrais, car j'ai trop mal à mon dos.
    Surtout, prends soin de toi.
    Bises de Lou.

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour ma Sylvie je passe te faire un petit coucou j'espère que vous allez bien ? je vous souhaite une bonne fin de semaine et de passer un très bon week-end prenez soin de vous deux ma douce fée
    Gros bisous à vous deux ton amie
    Béa

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour ma sylvie, wow splendide ton bandeau.....il fait beau avec une bonne température, ça fait du bien après avoir souffert de la canicule .....passe une agréable journée et bon week-end en te reposant bien, moi pas de blog c'est repos......Pleins de gros bisous, annie

    RépondreSupprimer