Bonjour à tous
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du 💙
Il est né…
Il est né, j’ai perdu mon jeune bien-aimé,
Je le tenais si bien dans mon âme enfermé,
Il habitait mon sein, il buvait mes tendresses,
Je le laissais jouer et tirailler mes tresses.
À qui vais-je parler dans mon coeur à présent ?
Il écoutait mes pleurs tomber en s’écrasant,
Il était le printemps qui voit notre délire
Gambader sur son herbe et qui ne peut en rire.
Il me donnait la main pour sauter les ruisseaux,
Nous avions des bonheurs et des peines d’oiseaux ;
Son sommeil s’étendait comme un aveu candide.
Mon oeil grave flottait sur son âme limpide,
Je couvais dans son coeur les oeufs de la bonté,
J’effeuillais sur son front des roses de clarté.
Le silence des fleurs reposait sur sa bouche,
Son doux flanc se gonflait de mon orgueil farouche ;
Son souffle était le mien, il voyait par mes yeux.
Son petit crâne avait la courbure des cieux.
Je le tenais des dieux que j’ai conçus moi-même ;
C’était le jardin clos où la vérité sème,
C’était le petit livre où des contes naïfs
Me reposaient de l’ombre et des rayons pensifs.
Ses doigts tendres savaient caresser ma misère.
Devant ce front de lait, devant cette âme claire
Mon coeur n’éprouvait point de honte d’être nu,
Mon être était l’instinct dans son geste ingénu,
J’étais bonne d’avril nouveau comme la terre,
Je donnais mes ruisseaux, mes feuilles, ma lumière ;
La mort cachait ses os sous les duvets herbeux,
Nous étions le mystère et la vie à nous deux.
Notre âme, au ras du sol mollement étendue,
Était un blé qui berce une vague pelue.
Maintenant il est né. Je suis seule, je sens
S’épouvanter en moi le vide de mon sang ;
Mon flair furète dans son ombre
Avec le grognement des femelles. Je sombre
D’un bonheur plus puissant que l’appel d’un printemps
Qui ferait refleurir tous les mondes des temps.
Ah ! que je suis petite et l’âme retombée,
Comme lorsque la graine ayant pris sa volée
La capsule rejoint ses tissus aplanis.
Ô coeur abandonné dans le vent, pauvre nid !
Cécile Sauvage, L’âme en bourgeon



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Coucou ma douce Sylvie,
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce beau poème et ta superbe création, il fait toujours aussi chaud c'est lamentable, j'espère que tu vas bien ? Et qu'on se relira prochainement ?
Bon week-end, gros gros bisous
Floralie
Bonjour ma sylvie, me revoilà après une semaine, pas d'ordinateur, je suis hs dut à la canicule, un vrai calvaire ave mes 35° dans tout l'appartement, mal de tête, nausées, dégoût de la nourriture à part de boire, nuits invivables, comme beaucoup qui comme moi ont souffert, alors je passerais 3 fois ou deux pas semaines, il faut que je remonte la pente, surtout il reste deux mois à souffrir, dut à mes gros problèmes de santé, désolée des ses moments à ne pas venir sur ton blog......wow splendide création et beau poème.....passe une bonne journée en espérant que tu vas bien, que tu ne souffre pas trop......Pleins de gros bisous et surtout prend soin de toi, annie
RépondreSupprimerCoucou
RépondreSupprimerJe passe sur ton superbe blog pour admirer tes créations, c'est que du bonheur.
J'ai été malade avec la canicule et voilà qu'une nouvelle vague de chaleur arrive la semaine prochaine.
Cela m'inquiète, car je ne voudrais pas revivre cet épisode.
Prends soin de toi.
Bises de Lou.
Bonjour ma sylvie, j'espère que tu vas bien ainsi que ton mari.....la chaleur est de retour, la semaine prochaine on vas encore souffrir aussi, dur dur.....passe une bonne journée et un agréable week-end, moi je ne bouge pas vu que je suis hs, en plus j'ai fait toute mes courses se matin......Pleins de gros bisous et surtout prend soin de toi, annie
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