28/03/2026

Bon Dimanche des Rameaux


Bonjour à tous

C'est avec toute mon amitié

que je viens vous souhaiter

une bon dimanche des rameaux.🤍❤️🇫🇷

Prenez soin de vous .

Mille doux bisous du 💙



Le Dimanche des Rameaux


Jour cher au pèlerin qui demande sa voie ;

Dont l’aube, à tout calvaire, allume un peu de joie ;

Beau jour ! où les enfants, des rameaux dans leurs mains,

Se promènent bénis entre tous les humains,

Affairés et contents de parcourir les rues ;

Rapportant au foyer leurs richesses accrues


Ce jour-là je cherchais aussi le rameau vert,

Pour appuyer mon sort tout penché de l’hiver :


J’avançais, je marchais de tristesse éblouie,

Tantôt sous le soleil et tantôt sous la pluie,

Attirée à l’éclat des cierges allumés,

Qui prêtent tant de grâce à nos rites aimés !


De sonores enfants les stalles étaient pleines,

Qui roulaient dans la nef d’innocentes haleines ;

Et Dieu seul entendit une plus humble voix

Qui chantait dans la foule et pleurait à la fois :



« Par le vent de l’exil de partout balayée,

Vraiment, je ne sais plus où je suis envoyée :

Oh ! les arbres du moins ont du temps pour fleurir,

Pour répandre leurs fruits, pour monter, pour mourir ;

Moi, je n’ai pas le temps. Ma tâche est trop pressée :

Dieu ! laissez moi goûter la halte commencée ;

Dieu ! laissez moi m’asseoir à l’ombre du chemin ;

Mes enfants à mes pieds et mon front dans ma main,

Je ne peux plus marcher. Je viens… j’ai vu… je tombe.

Je n’ai pris qu’une fleur là-haut sur une tombe,


Des chapelets bénis pour ceux que nous aimons,

Et j’ai blessé mes pieds aux cailloux des grands monts.


Dieu ! si je suis l’oiseau rasant la terre et l’onde,

Laissez moi de mon fils presser la tête blonde ;

Mon fils ! grandi sans moi qui l’ai fait tout amour,

Sans moi, qui lui donnai tant d’âme avec le jour !

Dieu des faibles, mon Dieu ! si je suis votre fille,

Relevez mon passé dans ma jeune famille :

A mes tendres terreurs ne donnez pas raison ;

Laissez-vous dans un port contempler l’horizon ;

Dans ma précoce nuit allumez une aurore ;

Défendez aux chemins de m’emmener encore ;

Marquez de votre doigt une place pour nous,

Et ralliez le père aux enfants à genoux !»


L’orgue se tut : l’église éteignit sa lumière ;

Ma pensée en mon sein retomba prisonnière :

Mais je ne sais quel charme en coulant à mon cœur,

L’inonda de l’espoir qui brûlait dans le chœur.


Un vieillard me donna, tout ruisselant d’eau sainte,

L’un des mille rameaux dont verdoyait l’enceinte,

Et riche de ce buis qui riait dans ma main,

Du monde et de l’hiver je repris le chemin.


On eût dit qu’avec moi cheminait une amie,

La foi ! toute éveillée et toute raffermie !

Pendant que ses lueurs sillonnaient ma raison,

J’entendis devant moi s’ouvrir une maison ;

Puis le maître apparut qui, me voyant plus pâle,

Et de mon front plus triste interrogeant le hâle,

Me demanda mon sort et s’il ne pouvait pas,

Comme en des temps meilleurs, guider encor mes pas ;

Si je partais toujours ; si la belle patrie

Ne m’aimait pas enfin de l’avoir tant chérie !

Si l’Ange du voyage avait quitté mon seuil,

Et si pour moi la vie avait un doux accueil. »


Émue à cette voix qui plaint et qui protège,

J’écoutais ce pouvoir sans faste et sans cortège :

Mais la foule survint ; la foule me fait peur ;

Elle cherchait sa gloire, et j’écoutais son cœur.

Cédant au flot croissant la grille entrefermée,

J’ai consacré d’un vœu cette demeure aimée ;

Et par-dessus les murs où rentrait l’amitié,

De mon rameau béni j’ai jeté la moitié.



 

2 commentaires:

  1. Bonjour ma gentille Sylvie,
    Une très jolie page. J"arrive sur ton magnifique blog pour un petit coucou matinal où le temps est assez froid en espérant que tout va bien ou mieux pour toi et te souhaiter une bonne semaine. Bisous.

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  2. Bonjour ma sylvie, j'espère que tu as passé un bon week-end en te reposant, moi tranquille....wow superbe création et beau texte....aujourd'hui soleil et nuages.....passe une agréable journée......Pleins de gros bisous, annie

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