Ombres et Lumières

À force de prêter des couleurs à leurs vies,
De tisser des décors aux éclats infinis,
J’ai semé la beauté sur des écrans de verre,
Oubliant qu'ici-bas, la mémoire est éphémère.

Mes mains ont dessiné des havres de douceur,
Offrant du bout des doigts un peu de mon ardeur.
Mais sitôt achevé le travail et l'ouvrage,
Les sourires ont fuis, s'effaçant au virage.

L'ingratitude a le pas discret et léger,
Elle oublie en un jour ce qu'on a mis des mois à créer.
Pourtant, que valent-ils, ces décors sans âme ni éclat,
Si ceux qui les portent oublient d'où venait le pas ?

Qu'importe le silence et les portes qu'on referme,
L'art que l'on a donné reste une valeur ferme.
Ceux qui prennent sans voir ne brilleront qu'un temps,
Car la vraie créativité renaît toujours avec le vent.
Sylviane


25/09/2026

Bon week-end à tous

Bonjour à tous      
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.  
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du ♥


La Symphonie des Brumes

Sous un ciel de velours où le vent se balance,
L'automne doucement commence sa danse.
Il revêt ses habits de pourpre et d'or fin,
Et murmure à la terre un paisible refrain.

Les grands hêtres cuivrés et les érables roux
Laissent choir leurs trésors sur un tapis de mousses.
Chaque feuille qui tombe, en un dernier frisson,
S'envole et s'endort au creux du vieux buisson.

Le matin se lève en de vaporeux voiles,
Effaçant peu à peu la trace des étoiles.
La nature soupire, et dans l'air frais du soir,
On rallume le feu pour chasser le grand noir.

Saison des fruits mûrs et des douces haleines,
Où le temps suspend son vol sur les plaine,
L'automne nous invite, au creux de nos maisons,
À aimer le silence et les belles chansons.
Sylviane





 

18/09/2026

Bone week-end à vous qui passez chez moi

Bonjour à tous      
C'est avec toute mon amitié
que je viens vous souhaiter
une bon week-end.
une bonne semaine .
Prenez soin de vous .
Mille doux bisous du ♥

Automne

L’automne
inonde nos regrets
d’un lustre inconséquent et d’une couleur bronze

ces regrets orgueilleux
réveillés par le sucre d’un vin capiteux
qui s’abreuvent du sang de nos mémoires sombres
qu’on avait achetés à des marchands de mort
pour habiller nos corps d’un drap de larmes rouges.

Ces regrets qui remplacent
le repentir sincère
par des frissons de fièvre incisifs et tenaces

qui nous laissent fautifs d’être aujourd’hui si vieux
plus vieux que les serments
qui n’ont pas eu le temps de mûrir au printemps.

L’automne abreuve
nos souvenirs
de flammes meurtrières
coupantes comme hier nous avons délaissé
nos plaisirs ordinaires
pour des postures noires pleines d’anxiété.

Claire Raphaël, 2015